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Le service de Médecine et Biologie de la Reproduction appartient au PÔLE GYNÉCOLOGIE, OBSTÉTRIQUE, MÉDECINE FOETALE ET REPRODUCTION.

Il est formé de 3 unités fonctionnelles :

  • Unité de consultation médicale CECOS-FIV pour l’établissement du diagnostic d’infertilité et la prise en charge des couples infertiles
  • Unité d’hospitalisation de jour pour la prise en charge en Fécondation In Vitro
  • Laboratoires :
    • CECOS : – réalisation du spermogramme et examens complémentaires, – préparation du sperme en vue d’insémination, – préservation de la fertilité masculine,- préservation de la fertilité féminine,- don de spermatozoïdes et d’ovocytes,- accueil d’embryon(s).
    • FIV pour la mise en fécondation (FIV classique et ICSI) et la congélation/vitrification embryonnaire.

Service certifié avec la norme ISO 9001 par EURO QUALITY SYSTEM depuis le 25/07/ 2008

Les activités du centre : 

INTRODUCTION

Elle est proposée si le bilan de fertilité est favorable :

  • sperme normal
  • hystérographie normale
  • réserve ovarienne satisfaisante

LES INDICATIONS MÉDICALES

Féminines

Troubles de l’ovulation

DÉROULEMENT D’UNE INDUCTION D’OVULATION

L’objectif est d’obtenir un ou deux follicules matures avec des dosages hormonaux concordants.

Le traitement de stimulation chez la femme

  • Un traitement d’induction d’ovulation nécessite soit des comprimés soit des injections.
  • Ce traitement est suivi à l’aide de dosages hormonaux et d’échographies des ovaires pour surveiller la croissance des follicules.

Les échecs et risques de l’induction de l’ovulation

  • Réponse insuffisante ou inadaptée lors de la stimulation.
  • Réponse excessive lors de la stimulation nécessitant un arrêt du traitement .
  • => Le respect des consignes médicales doit être strict pour éviter les complications :
    – hyperstimulation ovarienne (HSO)
    – grossesses multiples

INTRODUCTION

C’est la technique d’AMP la plus simple, utilisée dans certaines altérations de la glaire cervicale ou du sperme ou dans le cas d’infertilités inexpliquées.

Elle est proposée si :

  • la femme est âgée de moins de 38 ans,
  • l’hystérosalpingographie est normale,
  • la réserve ovarienne est satisfaisante,
  • si un nombre suffisant de spermatozoïdes mobiles (> 2 millions) est obtenu après préparation du sperme.

LES INDICATIONS MÉDICALES

Féminines

Absence de glaire ou glaire inadéquate ne permettant pas une bonne survie des spermatozoïdes lors des rapports.

Infertilité masculine

Altération modéré du sperme (améliorée par une préparation).

Infertilité inexpliquée

Absence de grossesse débutante depuis au moins 1 an sans altération apparente de la fertilité de la femme et de l’homme.

L’IAC (insémination artificielle conjoint) est un traitement effectué par des équipes agréées dont les résultats sont contrôlés chaque année par l’Agence de la Bio Médecine (ABM).

Le contrôle d’identité et la signature d’un consentement sont réalisés à chaque insémination. Par ailleurs les sérologies doivent être récentes (< 3 mois pour la première insémination puis < 1 an  entre 2 inséminations).

DÉROULEMENT D’UNE IAC (INSÉMINATION ARTIFICIELLE CONJOINT)

Un suivi est réalisé pour chaque cycle ; les inséminations étant assurées le matin du lundi au samedi.

Six cycles d’inséminations maximum sont pris en charge par la sécurité sociale par projet parental.

Il est obligatoire d’apporter les papiers d’identité (madame ET monsieur) le jour de l’insémination.

Un consentement est signé par les deux membres du couple à chaque insémination dont un exemplaire est conservé au laboratoire et un autre dans le dossier médical.

Le traitement de stimulation chez la femme

  • Un traitement d’induction d’ovulation (par comprimés et/ou injections) est administré à la femme pour obtenir l’ovulation.
  • Ce traitement est suivi à l’aide de dosages hormonaux et d’échographies des ovaires pour surveiller la maturité des follicules et déterminer la date exacte de l’insémination.

Le recueil de sperme pour l’homme

  • Le jour de l’insémination, le conjoint fait un prélèvement de sperme au laboratoire.
  • Ensuite le laboratoire préparera le sperme afin de sélectionner les spermatozoïdes les plus mobiles (environ 2 heures de préparation).

L’insémination

  • Le sperme préparé est placé dans une seringue sur laquelle est adapté un cathéter souple.
  • Le passage dans la cavité utérine se fait facilement sans douleur avec dépôt des spermatozoïdes au fond de l’utérus.
  • Les spermatozoïdes remonteront ensuite naturellement dans les trompes à la rencontre de l’ovocyte.

Après l’insémination…

  • Un repos allongé pendant 10 à 15 minutes est recommandé pour éviter un reflux immédiat de la préparation.
  • Vous pouvez ensuite reprendre une activité normale.
  • Un sport peut être pratiqué le jour même.
  • Les rapports ne sont pas contre indiqués.

LES RÉSULTATS DU CHRU DE TOURS EN IAC (INSÉMINATION ARTIFICIELLE CONJOINT)

En 2017

Insémination artificielle (IAC) :

  • Taux de grossesse clinique par cycle : 19,8 %
  • Moyenne nationale (2015) : 12,7%

La Fécondation In Vitro (FIV) a pour but de reproduire au laboratoire les premières étapes de la fécondation qui se déroulent normalement dans les trompes.

Pour cela, elle réalise en dehors de l’organisme (donc in vitro), la rencontre de l’ovocyte et du spermatozoïde, la fécondation puis les premiers jours du développement embryonnaire.

A l’issue de la tentative de la Fécondation In Vitro (FIV)un ou deux embryons seront transférés dans la cavité utérine.

La Fécondation In Vitro existe dans le monde depuis 1978. Elle est encadrée en France par les lois de Bioéthique (1994, 2004, 2011) imposant le respect de certaines règles.

Notre centre fonctionne depuis 1984 et nous réalisons chaque année entre 600 et 800 tentatives de la Fécondation In Vitro (FIV).

LES INDICATIONS MÉDICALES

La technique de fécondation in vitro (FIV) est proposée plus ou moins tôt dans le parcours médical du couple :

  • Pour certains couples, la fécondation in vitro (FIV) intervient après un suivi thérapeutique préalable (induction de l’ovulation, inséminations intra-utérines, traitement chirurgical gynécologique) n’ayant pas permis d’obtenir de grossesse évolutive.
  • Pour d’autres couples, l’indication de fécondation in vitro (FIV) peut être portée d’emblée si les autres traitements évoqués ci-dessus ne sont pas adaptés pour résoudre le problème médical.

Aucune des deux situations n’est plus favorable ou défavorable pour l’obtention d’une grossesse en fécondation in vitro (FIV) ; il s’agit seulement d’indications différentes.

Deux techniques de Fécondation In Vitro sont disponibles pour permettre la fécondation des gamètes.
Elles diffèrent par leur antériorité, leur méthodologie et leurs indications. Ce sont :

  • La Fécondation In Vitro classique
    – Première naissance mondiale en 1978 (Angleterre).
    – Première naissance au CHRU de Tours en 1985.
  • L’ICSI ou microinjection
    – Première naissance mondiale en 1992 (Belgique).
    – Première naissance au CHRU de Tours en 1995.

Les principales indications de la fécondation in vitro (FIV) classique sont :

  • L’infertilité tubaire.
  • L’altération modérée du sperme.
  • L’endométriose sévère.
  • Les troubles majeurs de l’ovulation.
  • L’échec d’un ou plusieurs cycles d’inséminations intra utérines.

Les principales indications de l’ICSI sont :

  • L’altération sévère du sperme.
  • Certaines azoospermies (absence totale de spermatozoïde dans l’éjaculat) pour lesquelles il est parfois possible de prélever chirurgicalement les spermatozoïdes au niveau de l’épididyme ou du testicule.
  • L’échec inexpliqué de fécondation ou une pauci-fécondation à l’issue d’une tentative de fécondation in vitro (FIV) classique : taux de fécondation trop faible des ovocytes matures.

Dans tous les cas, il est important de se souvenir qu’en dehors d’une impossibilité définitive à concevoir, chaque couple orienté vers une fécondation in vitro (FIV) conserve des chances de grossesse naturelle avant ou après une tentative de fécondation in vitro (FIV) même si l’indication de fécondation in vitro (FIV) reste tout à fait justifiée.

LE DÉROULEMENT D’UNE TENTATIVE DE FÉCONDATION IN VITRO (FIV)

Déroulement d’une tentative de FIV

La programmation de la tentative de fécondation in vitro (FIV)

Avant la tentative de fécondation in vitro (FIV), chaque couple a au moins deux consultations avec un médecin, rencontre la psychologue du service et assiste à une réunion d’information de couples (programmation un vendredi par mois de 18h00 à 20h00).

Le mois prévu pour la réalisation de la tentative est précisé par le médecin qui vous suit. La tentative intervient en moyenne cinq à six mois après votre premier rendez-vous mais la programmation varie selon l’importance des examens complémentaires à réaliser et leur délai de mise en œuvre.

Le mois précédent la tentative des examens bactériologiques sont réalisés. Ils s’assurent de l’absence de germes dans le sperme et les urines de l’homme et au niveau du vagin et du col de l’utérus de la femme.

Ces examens permettent de réduire au maximum le risque de contamination des milieux de culture lors de la mise en fécondation au laboratoire et le risque de contamination de l’embryon lors du transfert intra utérin.

Lors de cette consultation, sont remis les ordonnances du traitement de stimulation ovarienne et le planning des examens de surveillance. Enfin la période probable pour la ponction folliculaire est établie.

La stimulation ovarienne et sa surveillance

La stimulation ovarienne permet le développement de plusieurs follicules lors du cycle de stimulation et en conséquence, le recueil ultérieur de plusieurs ovocytes et l’obtention de plusieurs embryons.

Une sélection du ou des 2 meilleurs embryons pour le transfert intra utérin est alors possible ce qui optimise les chances de succès.

Le nombre de follicules recrutés lors d’un cycle de fécondation in vitro (FIV) est le plus souvent compris entre 6 et 20 follicules de plus de 12 mm.

Lorsque le nombre de follicules recruté est très faible (moins de 5 follicules), les chances de succès s’amenuisent considérablement. Cela peut amener à annuler le cycle de traitement voire à reconsidérer l’opportunité d’une tentative de fécondation in vitro (FIV).

Lorsque le nombre de follicule recrutés est très important (plus de 20 follicules), il existe un risque accru d’hyperstimulation ovarienne. Cela nécessite un ajustement du traitement et une surveillance accrue voire un arrêt de traitement.

Il paraît donc essentiel d’adapter le protocole de stimulation en fonction du profil de réponse individuelle de chaque patiente, afin d’augmenter les chances de grossesse et limiter les risques médicaux. C’est à cette occasion que les examens complémentaires demandés lors du bilan prennent toute leur importance.

Plusieurs protocoles de stimulation existent. Ils utilisent tous des injections sous-cutanées qui peuvent être soit réalisées par une infirmière ou par la patiente elle-même.

L’horaire d’injection est le plus souvent entre 18H00 et 20H00 (exceptionnellement une injection supplémentaire est ajoutée le matin entre 7H00 et 9H00).

La durée du protocole de stimulation est variable allant de 2 à 4 semaines.

Quelques effets secondaires sont possibles (maux de tête, vertiges, bouffées de chaleur, troubles du sommeil) en début de protocole mais ils restent en général modérés et n’empêchent pas les activités journalières habituelles.

Au cours de la stimulation, la montée du taux sanguin d’oestradiol peut occasionner une tension mammaire. Si des nausées ainsi qu’une gêne abdominale croissante apparaissent au fur et à mesure de la stimulation, il faut le signaler à l’équipe médicale car il peut s’agir d’un début d’hyperstimulation ovarienne qu’il convient de maîtriser.

La période de stimulation se termine lorsqu’un nombre suffisant de follicules matures est recruté. Une injection est programmée pour déclencher l’ovulation. Cette dernière injection est faite entre 21H00 et minuit.

Il est nécessaire de réaliser des examens de surveillance du traitement de stimulation pour adapter les doses afin de donner les meilleures chances de succès et d’éviter une hyperstimulation ovarienne.

La surveillance est le plus souvent faite au CHRU au sein même du service. Un arrêt de travail pourra vous être délivré pour la durée du suivi. Il est quelquefois possible de réaliser le début de surveillance près du domicile si vous habitez loin ou si vous voulez continuer à travailler. Cela sera discuté avec le médecin en consultation.

Pendant la surveillance, une prise de sang et une échographie sont réalisées de façon régulière (tous les jours ou tous les deux jours) par une sage-femme qui pourra répondre à vos questions . Si cela est nécessaire, l’avis d’un médecin sera demandé. Vous pouvez aussi, si vous en ressentez le besoin, rencontrer la psychologue pendant le suivi de fécondation in vitro (FIV).

La période de surveillance dure en moyenne une semaine.

La ponction ovarienne

La ponction folliculaire a lieu le surlendemain de la piqûre de déclenchement de l’ovulation.

La présence des deux membres du couple est obligatoire dans tous les cas.

Il faut se présenter à 7H00 dans le secteur d’hospitalisation.

Madame doit être à jeun (c’est-à-dire ni manger, ni boire, ni fumer) depuis la veille au soir minuit.

Une analgésie par prémédication médicamenteuse (voie orale et intra musculaire) est assurée dans 70% des ponctions

Une anesthésie générale (AG ou Rachianesthésie) est programmée dans 35% des ponctions. Cette dernière est décidée par le médecin en fonction de la situation clinique (accessibilité des ovaires, nombre de follicules).
Le choix de la procédure d’anesthésie est de la compétence de l’anesthésiste.

salle de ponction

La ponction s’effectue par voie transvaginale sous contrôle échographique le matin. Elle dure en moyenne 10 minutes. Le nombre d’ovocytes recueillis vous est communiqué tout de suite après la ponction.

Une collation légère est donnée vers 13h00 et la sortie est programmée entre 15h00 et 16h00.

La patiente doit obligatoirement être accompagnée lors de la sortie.

Les ovules de progestérone par voie vaginale sont à commencer le soir même.

Ponction endovaginale échoguidée avec pompe

Image échographique de follicules (flèche) en croissance au niveau ovarien

Dans le liquide issu de la ponction des follicules ovariens, les ovocytes sont immédiatement recherchés par le laboratoire de fécondation in vitro (FIV) voisin de la salle de ponction.

Les ovocytes sont alors conservés dans un milieu de culture nécessaire à leur survie et placés dans un incubateur avant leur mise en fécondation.

Loupe dans une hotte de recueil des ovocytes

Ovocytes dans le liquide folliculaire

Le recueil de sperme et sa préparation

Le recueil de sperme est le plus souvent nécessaire le même jour que la ponction ovarienne (sauf cas particuliers).

Le recueil se déroule selon le même principe qu’un examen de sperme (spermogramme), à savoir :

  • Respecter un délai d’abstinence sexuelle de 2 à 8 jours
  • Recueil de sperme par masturbation
  • Respecter des règles d’hygiène pour le recueil

Principe général de la préparation de sperme

  • L’objectif principal est de concentrer dans un petit volume les spermatozoïdes les plus fécondants, c’est-à-dire mobiles et de morphologie normale.
  • Cette préparation se réalise dans le laboratoire à partir du sperme brut par centrifugations successives et avec l’aide d’un gradient de densité

Préparation du sperme par gradient de densité

La mise en fécondation

Fécondation in vitro (FIV) classique

Les spermatozoïdes issus de la préparation sont déposés au voisinage des ovocytes dans une boîte contenant du milieu de culture nécessaire à la survie des ovocytes et des spermatozoïdes.

Ovocyte au recueil

Spermatozoïdes

Boîte de culture

ICSI ou microinjection

Cette technique nécessite aussi une préparation des ovocytes (appelée décoronisation) en plus de la préparation des spermatozoïdes.
Cette préparation des ovocytes permet de visualiser dès le jour de la ponction, la qualité des ovocytes recueillis en terme de maturité nucléaire.

L’ICSI consiste en une injection directe d’un spermatozoïde vivant dans chaque ovocyte mature.
Cette microinjection nécessite évidemment un appareillage microscopique particulier

Ovocyte mature

Ovocyte immatures

Microscope de microinjection

Geste de microinjection d’un spermatozoïde (ICSI)

Le développement embryonnaire in vitro

Toutes les étapes qui suivent sont communes que la fécondation ait eu lieu par fécondation in vitro (FIV) classique ou par ICSI.

Le lendemain de la mise en fécondation (J1), une première observation permet de vérifier le déroulement normal du processus de fécondation.

Absence de Fécondation

Fécondation normale

Le surlendemain de la mise en fécondation (J2), une nouvelle observation permet de vérifier le déroulement initial du développement embryonnaire.

Le laboratoire de fécondation in vitro (FIV) observe individuellement les embryons pour déterminer le devenir de chacun d’eux :

  • Le transfert embryonnaire à J2
  • La congélation embryonnaire à J2
  • La mise en culture prolongée jusqu’au blastocyste
  • L’élimination à J2 (embryon non viable)

 

Embryon fragmenté (non viable)

Embryon à 4 cellules

Une mise en culture prolongée des embryons jusqu’au stade blastocyste (J5/J6) peut être proposée soit :

  • Pour tous les embryons de la cohorte en vue d’un transfert et d’une congélation au stade blastocyste.
  • Pour les embryons surnuméraires (après transfert à J2) en vue d’une éventuelle congélation au stade blastocyste.

Dans ce cas, la culture embryonnaire prolongée est réalisée jusqu’au 5ème ou 6ème jour après la ponction (J5/J6).

Blastocyste en cours d’éclosion

Le transfert embryonnaire

Le transfert embryonnaire s’effectue soit 2 jours après la ponction (l’embryon a alors entre 2 et 4 cellules), soit 5 ou 6 jours après la ponction (stade blastocyste).

Le transfert est réalisé en fin de matinée et la patiente est gardée 10 minutes allongée.

Le ou les embryon(s) à transférer sont placés dans une goutte de milieu puis monté(s) à l’extrémité d’un cathéter de transfert.

Le geste du transfert est simple, rapide et indolore.

Le médecin dépose le ou les embryons à l’intérieur de la cavité utérine en passant par le col de l’utérus.

Le transfert embryonnaire

Après le transfert embryonnaire, il faut vivre normalement en évitant les efforts violents.

Un arrêt de travail n’est nécessaire que si la situation clinique le justifie.

Le premier dosage sanguin de bhCG détermine s’il y a une grossesse débutante.
Il est à faire dans un laboratoire d’analyses médicales près du domicile 7 à 13 jours après le transfert.
La date est précisée sur l’ordonnance et il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour la prise de sang.

Si le premier dosage est supérieur à 10 UI/lle dosage peut être considéré comme positif. Il doit être confirmé par deux autres dosages effectués 48H00 après le premier puis 7 jours après.
Si le taux du 3ème dosage atteint 1000 UI/l, la progression est considérée comme satisfaisante et une échographie est programmée 5 à 6 semaines après le transfert du ou des embryons pour confirmer l’évolutivité et la localisation de la grossesse.
Cette échographie peut être effectuée chez votre gynécologue ou dans un cabinet de radiologie ou d’échographies.
Si la grossesse est évolutive, les complications sont équivalentes à celles rencontrées dans une grossesse démarrée naturellement. La surveillance obstétricale est la même.

Si le premier dosage est compris entre 5 UI et 10 UI/lle dosage est faiblement positif.
Pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un début de grossesse il faut réaliser un deuxième dosage 48H00 plus tard. Le nouveau dosage doit alors avoir doublé.

Si le premier dosage est inférieur à 5 UI/l,le dosage est considéré comme négatif.
La grossesse n’a pas débuté.
Les règles surviennent dans la semaine et il faut arrêter les ovules de progestérone.
Si les règles n’arrivent pas dans la semaine ou semblent anormales il est prudent de refaire un deuxième dosage.

Les principales complications

La complication principale de la fécondation in vitro (FIV) est le syndrome d’hyperstimulation ovarienne.
Il survient le plus souvent après le transfert embryonnaire et plus fréquemment en cas de démarrage de grossesse. Il peut s’amorcer quelquefois avant le transfert ou même pendant la période de stimulation.

Les symptômes ressentis sont plus ou moins importants et douloureux. Ils comprennent un gonflement abdominal avec douleurs pelviennes, des troubles digestifs comprenant nausées, vomissements ou diarrhée, une gêne respiratoire.

Il faut alors prévenir l’équipe médicale. Un examen clinique, un bilan sanguin et une échographie apprécieront la gravité de l’hyperstimulation et orienteront vers la prise en charge thérapeutique la plus appropriée. Celle-ci peut aller du repos à domicile avec prise d’antalgiques à l’hospitalisation.

Le plus important est bien sûr LA PREVENTION, en adaptant au mieux le traitement de stimulation.

Les complications de la ponction folliculaire sont rares et le plus souvent bénignes.
Les complications sont plus fréquentes si les ovaires sont difficilement accessibles.

Il s’agit le plus souvent de saignements.

  • Un saignement au point de ponction se résout facilement après compression.
  • Un saignement intra-pelvien peut exceptionnellement nécessiter un geste chirurgical sous coelioscopie.

La congélation embryonnaire

Certains embryons surnuméraires peuvent être congelés à un stade précoce (J2) ou à un stade plus tardif (blastocyste).

Quel que soit le stade, ils doivent répondre à une certaine exigence en terme d’aspect morphologique pour résister au mieux aux contraintes physiques des étapes de congélation/décongélation : c’est pourquoi la congélation embryonnaire concerne seulement 30% des couples réalisant une fécondation in vitro (FIV).

Cette congélation est réalisée uniquement si vous avez donné votre accord pour le faire (consentement).

Quand une congélation embryonnaire est possible, cela signifie pour le couple une chance supplémentaire de succès pour la tentative de fécondation in vitro (FIV) qui vient de se dérouler car le transfert d’embryons congelés n’est pas comptabilisé comme une nouvelle tentative mais fait partie de la tentative initiale.

Depuis janvier 2014, les blastocystes sont systématiquement congelés par vitrification dans notre centre. Cette technique a permis d’améliorer significativement le taux de survie des blastocystes congélés et le taux de naissance des enfants nés grâce à cette technique.

Un transfert d’embryon(s) congelé(s) sera programmé avant toute nouvelle stimulation ovarienne.

La présence du conjoint est obligatoire pour le transfert d’embryon(s) congelé(s).

Cuve de stockage d’embryons

L’absence de congélation embryonnaire (situation la plus fréquente), n’est en aucun cas un facteur prédictif négatif de grossesse par rapport au transfert d’embryons « frais ».

En effet, les embryons transférés sont toujours ceux qui présentent les caractéristiques morphologiques les plus satisfaisantes.

LES RÉSULTATS DU CHRU DE TOURS

Le nombre de tentatives de fécondation in vitro (FIV) (FIV classique et ICSI) se situe entre 600 et 800 par an.

Actuellement les ICSI représentent environ les deux tiers de toutes les tentatives de fécondation in vitro (FIV).

Evolution du nombre de tentatives de fécondation in vitro (FIV) en fonction des années au CHRU de Tours.
Répartition des fécondation in vitro (FIV) classiques et des ICSI

Le nombre moyen d’embryons transférés

Depuis le début des années 2000, le Service de Médecine et Biologie de la Reproduction du CHRU de Tours, s’est engagé dans une volonté de réduire le nombre d’embryons transférés en fécondation in vitro (FIV) tout en maintenant le taux de grossesse à un niveau supérieur aux chiffres nationaux.

En 2018, le nombre moyen d’embryons/blastocystes transférés a été de 1,34.

Evolution du nombre d’embryons/blastocystes transférés en fonction des années au CHRU de Tours

Le taux de grossesses multiples

La volonté de proposer le plus souvent un transfert unique s’est accompagnée, dans notre équipe, par le développement de la culture embryonnaire prolongée jusqu’au stade blastocyste.

Les figures ci-dessous représentent la répartition du nombre (1 ou 2) et du type (embryon J2 ou blastocyste) d’embryon transféré en fonction du rang de la tentative.

PONCTION 1Tx Grossesse
par transfert
Tx Grossesses
multiples
Transfert 1 Blastocyste42.9%2.9%
Transfert 2 Embryons J235.2%48.0%
Transfert 1 Embryon J222.4%0%
Transfert 2 BlastocystesNon réalisé sauf si age femme > 37 ans 

A ce stade, le transfert d’un seul blastocyste est aussi efficace que le transfert de 2 embryons à J2 tout en maintenant un taux de grossesse multiple nettement plus bas.

PONCTION 2Tx Grossesse
par transfert
Tx Grossesses
multiples
Transfert 1 Blastocyste47.1%2.4%
Transfert 2 Embryons J245.6%27.8%
Transfert 1 Embryon J221.4%0%
Transfert 2 BlastocystesNon réalisé sauf si age femme > 37 ans 

A ce stade, le transfert d’un seul blastocyste est aussi efficace que le transfert de 2 embryons à J2 tout en vous exposant à un risque faible de grossesses multiples.

PONCTION 3Tx Grossesse
par transfert
Tx Grossesses
multiples
Transfert 2 Blastocystes44.9%31.8%
Transfert 1Blastocyste41.4%0%
Transfert 2 Embryons J226.3%40.0%
Transfert 1 Embryon J212.5%0%

A ce stade, le transfert de 2 blastocystes est plus efficace que le transfert de 2 embryons à J2, en vous exposant au même risque de grossesses multiples.

PONCTION 4Tx Grossesse
par transfert
Tx Grossesses
multiples
Transfert 2 Blastocystes41.0%18.8%
Transfert 1 Blastocyste15.4%0
Transfert 2 Embryons J233.3%50.0%
Transfert 1 Embryon J233.3%0%

A ce stade, le transfert de 2 blastocystes est plus efficace que le transfert de 2 embryons à J2.

Le taux de grossesse après transfert d’embryons congelés

ANNEE 2018 Transfert de blastocystes congelés
Taux de survie 90%
Taux de Transfert 96%
Taux de grossesse clinique par décongélation 36,7%

L’âge de la femme influence significativement le succès d’un parcours de FIV comme le montre les données ci-dessous. Elles sont issues des couples pris en charge dans notre centre entre 2008 et 2017.

LES DONNEURS

Pourquoi donner son sperme ?

Chaque année environ 50 nouveaux couples demandeurs s’inscrivent dans notre CECOS pour bénéficier d’une AMP avec sperme de donneur.
Les délais d’attente peuvent aller jusqu’à 18 mois.

En 2016, une trentaine de donneurs se sont présentés au CECOS de Tours. 

Le nombre d’enfants nés du don de spermatozoïdes d’un même donneur étant limité, il est nécessaire d’avoir un renouvellement permanent des dons pour répondre à la demande dans un délai raisonnable.

Nous avons besoin de votre aide car vous pouvez aider des couples en difficulté en faisant vous même un don.

Conditions pour être donneur de spermatozoïdes

Le don de sperme est un acte volontaireanonyme et gratuit. En France, le don de spermatozoïde est encadré par la loi de Bioéthique de 2011. Il est réalisé  par des praticiens agréés dans des centres autorisés.

Les conditions pour être donneurs sont simples. Il suffit d’être un homme en bonne santé, âgé de 18 à 45 ans.
Depuis le 24/12/2015, vous pouvez faire un don de sperme même si vous n’avez pas encore eu d’enfant. Dans ce cas précis, la possibilité de conserver des spermatozoïdes pour vous-même vous sera alors proposée. 

Modalités pratiques du don

À la première consultation, les différentes modalités du don vous sont expliquées.
Un premier recueil de sperme sera réalisé afin d’évaluer sa tolérance à la congélation/décongélation.
Si le test de congélation est correct, vous définirez avec le biologiste l’organisation des rendez-vous suivants au cours desquels vous effectuerez des recueils supplémentaires et les examens nécessaires (2 à 3 environ).
Au cours d’un de ces déplacements une consultation de génétiqueune prise de sang ( caryotype,groupe sanguin et sérologies virales) seront alors réalisées. Si vous n’avez pas d’enfant, vous rencontrerez également notre psychologue (ceci étant une obligation légale).
Un nouvelle prise de sang pour les sérologies vous sera demandée 6 mois après votre dernier don. Vous pourrez la réaliser dans un laboratoire près de vous, si vous ne souhaitez pas vous déplacer jusqu’au CHU.

LES RECEVEURS

 Pour qui donner son sperme ?

Le don de gamètes est, en France, strictement limité à des fins médicales. Des couples y ont recours afin de:

  • Remédier à une infertilité médicalement diagnostiquée si l’homme n’a pas de spermatozoïdes naturellement ou s’il a subi un traitement qui les a détruit (chimiothérapie)
  • Éviter la transmission à l’enfant ou a l’un des membres du couple d’une maladie d’une particulière gravité

Les spermatozoïdes ne peuvent être utilisés que dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation pour un couple (homme et femme) en âge de procréer, marié ou justifiant d’une vie commune.

La loi limite à 10 le nombre d’enfants issus du sperme d’un même donneur.

La responsabilité du donneur envers les éventuels enfants issus du don n’est jamais engagée: aucune filiation ne peut être établie entre l’enfant et le donneur de sperme car le couple receveur signe un consentement concernant la filiation des enfants issus du don devant le notaire ou auprès du tribunal de grande instance. Cette démarche interdit par la suite toute démarche d’exclusion de maternité ou de paternité. 

S’il est bien évidement impossible de trouver une identité parfaite entre donneurs et receveurs, nous essayons d’apparier dans la mesure du possible les caractéristiques physiques (couleur de la peau, des yeux, des cheveux et le groupe sanguin) entre donneur et receveur.

Différentes techniques d’AMP peuvent être utilisées, en fonction de la fertilité de la conjointe :

  • Insémination artificielle (IAD) : ces inséminations se font soit en déposant le sperme au niveau du col de l’utérus soit en déposant les spermatozoïdes directement dans l’utérus. Selon les cas, ces inséminations seront faites soit en cycle spontané (sans traitement), soit après une stimulation ovarienne. 6 cycles sont pris en charge par la Sécurité Sociale.
  • Fécondation in vitro avec micro-injection (ICSI D): Elle peut être proposée en cas d’échec d’IAD (6 ou moins) ou d’emblée selon le statut de la conjointe. 4 tentatives sont prises en charge par la Sécurité Sociale.

Résultats au CHRU de Tours en 2016

  • Insémination artificielle (IAD) : Taux de grossesse clinique par cycle : 30% (27% en 2015)
  • Fécondation in vitro avec micro-injection (ICSI D) : Taux de grossesse clinique par cycle : 27% (43% en 2015)

CONTACTER LE CECOS

Pour tout renseignement s’adresser au :
CECOS Centre-Val de Loire
Dr FRAPSAUCE
CHU Bretonneau
Boulevard Tonnellé
37044 TOURS

Tél. : 02 47 47 88 97 de 8h à 16h00
Rendez vous : 8h à 14h du Lundi au Vendredi

LES DONNEUSES

Pourquoi donner ses ovocytes ?

Chaque année environ 50 nouveaux couples demandeurs s’inscrivent dans notre centre pour bénéficier d’un don d’ovocytes. Les délais d’attente peuvent aller jusqu’à 3 à 4 ans.
Seulement 40 donneuses se présentent chaque année au CECOS de Tours.

Nous avons besoin de votre aide car vous pouvez aider des couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants en faisant vous-même un don.

Conditions pour être donneuse d’ovocytes

Le don d’ovocytes est un acte volontaire, anonyme et gratuit. En France, le don de spermatozoïde est encadré par la loi de Bioéthique de 2011. Il est réalisé par des praticiens agréés dans des centres autorisés.

Les conditions pour être donneuses sont simples. Il suffit d’être une femme en bonne santé, âgé de 18 à 36 ans.
Depuis le 24/12/2015, vous pouvez faire un don d’ovocytes même si vous n’avez pas encore eu d’enfant. Dans ce cas précis, la possibilité de conserver une partie des ovocytes pour vous-même vous sera alors proposée.

Les modalités pratiques du don

Si vous souhaitez faire un don d’ovocytes, vous serez reçue en consultation par :

  • un médecin qui vous informera des modalités du don, des contraintes liées à la technique et des risques potentiels pouvant survenir lors du traitement et de la ponction ovocytaire.
  • un(e) psychologue
  • un biologiste qui réalisera une enquête génétique sur vos antécédents médicaux personnels et familiaux.
  • Des examens seront également réalisés pour vérifier la faisabilité du don:
  • une prise de sang (dosages hormonaux, caryotype, groupe sanguin, sérologies virales)
  • une échographie des ovaires afin de vérifier la réserve ovocytaire et l’accessibilité des ovaires à la ponction.

L’ensemble des rendez-vous et examens nécessite une matinée de présence au CHU.

Si le bilan est favorable, vous débuterez un traitement hormonal pour stimuler vos ovaires (sur 10 à 15 jours), puis une ponction sera réalisée pour recueillir les ovocytes.

Les ovocytes recueillis seront mis en fécondation avec le sperme du conjoint de la receveuse.
Les embryons obtenus seront ensuite transférés à la receveuse.

LES RECEVEUSES

Pour qui donner ses ovocytes ?

Le don de gamètes est, en France, strictement limité à des fins médicales. Des couples y ont recours afin de :

  • Remédier à une infertilité médicalement diagnostiquée si la femme n’a pas ou peu d’ovocytes naturellement ou parce qu’elle a subi un traitement qui les a détruit (chimiothérapie)
  • Eviter la transmission à l’enfant ou a l’un des membres du couple d’une maladie d’une particulière gravité

Les ovocytes ne peuvent être utilisés que dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation pour un couple (homme et femme) en âge de procréer, marié ou justifiant d’une vie commune.

La responsabilité de la donneuse envers les éventuels enfants issus du don n’est jamais engagée: aucune filiation ne peut être établie entre l’enfant et la donneuse d’ovocytes car le couple receveur signe un consentement concernant la filiation des enfants issus du don devant le notaire ou auprès du tribunal de grande instance. Cette démarche interdit par la suite toute démarche d’exclusion de maternité ou de paternité.

S’il est bien évidement impossible de trouver une identité parfaite entre donneuse et receveuse, nous essayons d’apparier dans la mesure du possible les caractéristiques physiques (couleur de la peau, des yeux, des cheveux et le groupe sanguin) entre la donneuse et la receveuse d’ocoytes.

Résultats au CHRU de Tours en 2016

Taux de grossesse clinique par cycle : 26% (58% en 2015)

CONTACTER LE CECOS

Pour tout renseignement s’adresser au :
CECOS – Centre Val de Loire
Dr FRAPSAUCE
CHU Bretonneau
Boulevard Tonnellé
37044 TOURS

Tél. : 02 47 47 88 97 de 8h à 16h00
Rendez-vous : 8h à 16h du Lundi au Vendredi

LE CADRE LÉGISLATIF

  • Initié par la loi de bioéthique de 1994 
  • Mise en œuvre par le décret de novembre 1999
  • Modification de la loi de bioéthique en août 2004 
  • Décret d’application en décembre 2006

Les conditions régissant l’accueil d’embryons sont les mêmes que pour les dons de gamètes :

  • Anonymat :
    – Le couple donneur n’aura accès à aucune information sur le devenir des embryons qu’il aura cédé. 
    – De même, le couple receveur n’aura aucune information sur le couple à l’origine des embryons qui lui ont été attribués.
  • Gratuité 
    – Les donneurs ne sont pas rémunérés
    – Les examens sont pris en charge 
    – Les frais de transport des donneurs sont indemnisés.
  • Volontariat 
    – La démarche d’accueil d’embryon est un choix du couple donneur

LES COUPLES DONNEURS

Conditions :

  • Les couples ayant des embryons congelés suite à une AMP et qui n’ont plus de projet parental peuvent consentir à l’accueil de leurs embryons par un autre couple.
  • Il est recommandé qu’au sein du couple donneur, au moment de la congélation des embryons :
    – la donneuse soit âgée de moins de 37 ans
    – le donneur soit âgé de moins de 45 ans

Démarches :

  • La prise en charge va rechercher à limiter les risques pour les couples receveurs et leur descendance.
  • Sont réalisés, pour les donneurs sur une matinée :
    – une consultation clinique
    – une consultation biologique (étude génétique, caryotype) 
    – des tests sanitaires de contrôle (VIH, hépatites, …) 
    – un entretien avec la psychologue
  • Les couples confirment leur don par écrit après un délai de réflexion de 3 mois.
  • Le Tribunal de Grande Instance valide la demande de don, les embryons sont alors disponibles pour une durée de 5 ans.

LES COUPLES RECEVEURS

Conditions :

  • Les couples candidats à l’accueil d’embryons doivent répondre aux conditions légales de prise en charge en AMP.
  • L’accueil d’embryons est proposé par l’équipe médicale à certains couples dans des indications particulières.

Démarches : 

  • Consultation clinique 
  • Explications des modalités de la démarche d’accueil d’embryons 
  • Prescription d’examens afin de vérifier sa faisabilité
  • Entretien avec la psychologue
  • Confirmation écrite du couple
  • Remise au couple d’un certificat médical
  • Envoi au tribunal de grande instance (TGI) par le couple de leur demande écrite accompagnée du certificat délivré par le centre.
  • Convocation du couple par le président du TGI pour un entretien
  • En cas d’acceptation, délivrance au couple par le TGI d’une autorisation d’accueil d’embryons pour une durée de 3 ans.

LES RÉSULTATS DU CHRU DE TOURS

  • Mise en œuvre de l’activité dans notre service depuis janvier 2007.
  • Premier transfert réalisé en juin 2008.
  • Résultats au CHRU de Tours en 2016

  • Taux de grossesse clinique par cycle : 26%

LES PREMIÈRES DÉMARCHES ?

Parfois, malgré tous les efforts du couple, une démarche en AMP (Assitance Médicale à la Procréation) ne peut aboutir. L’adoption peut constituer alors pour le couple une alternative et une autre manière de devenir parents.

Contactez d’abord le service de l’Aide Sociale à l’Enfance de votre département de résidence pour obtenir un agrément, valable pour cinq ans.

Une évaluation de vos conditions d’accueil sur le plan social et éducatif sera engagée par les services compétents, composés de psychologues et de travailleurs sociaux.

L’ensemble des procédures d’adoption sont expliquées au cours d’une réunion d’information, préalable à toutes démarches.

Vous pouvez choisir entre adopter un enfant en France ou à l’étranger. Si vous choisissez d’adopter à l’étranger, vous avez le choix entre vous rendre dans le pays de manière individuelle, être accompagnés par un organisme français habilité ou être aidés par l’Agence française de l’adoption.

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Pour en savoir plus sur les procédures d’adoption, vous pouvez consulter les organismes suivants : 

PRÉSERVATION DE LA FERTILITÉ CHEZ LA FEMME

Les techniques proposées

  • La conservation d’embryons

POUR QUI ?

Cette technique s’adresse uniquement aux patientes vivant en couple, ayant déjà ou non des enfants. Elle fait intervenir le conjoint dans la prise en charge.

Cette technique constitue, à la différence de la conservation d’ovocytes, une préservation de fertilité du couple et non de la patiente. Cela signifie que les embryons ne pourront être utilisés ultérieurement que si le couple existe toujours.

QUAND ?

La congélation des embryons doit être réalisée avant tout traitement pouvant avoir des répercussions sur la fertilité.

COMMENT ?

Cette technique nécessite un délai minimum d’environ 15 jours afin de réaliser une stimulation hormonale des ovaires. Le traitement hormonal est étroitement surveillé par des échographies et des prises de sang répétées à intervalle de temps régulier.

A l’issue du traitement, les ovocytes sont recueillis au cours d’une ponction qui s’effectue par voie transvaginale sous contrôle échographique. Une anesthésie générale peut être envisagée. Les ovocytes sont alors mis en fécondation avec les spermatozoïdes du conjoint pour obtenir des embryons. Les embryons sont ensuite congelés au laboratoire par une technique de vitrification (congélation ultra-rapide) et stockés dans de l’azote liquide.

ET APRÈS LE CANCER ?

En cas difficulté pour concevoir à l’issue du traitement anticancéreux, les embryons pourront être transférés à la patiente. Les taux de grossesse obtenus après un transfert embryonnaire sont de l’ordre de 35%.

  • La conservation d’ovocytes
  • La conservation de tissus ovariens
  • La conservation d’ovocytes

POUR QUI ?

Cette technique s’adresse aux patientes pubères, qu’elles soient célibataires ou en couple, ayant ou non des enfants.

QUAND ?

La congélation des ovocytes doit être réalisée avant tout traitement pouvant avoir des répercussions sur la fertilité.

COMMENT ?

Cette technique nécessite un délai minimum d’environ 15 jours afin de réaliser une stimulation hormonale des ovaires. Le traitement hormonal est étroitement surveillé par des échographies et prises de sang répétées à intervalle de temps régulier.

A l’issue du traitement les ovocytes sont recueillis au cours d’une ponction qui s’effectue par voie transvaginale sous contrôle échographique. Une anesthésie générale peut être envisagée.

Les ovocytes sont ensuite congelés au laboratoire par une technique de vitrification (congélation ultra-rapide) et stockés dans de l’azote liquide.

ET APRÈS LE CANCER ?

En cas de difficulté pour concevoir à l’issue du traitement anticancéreux, les ovocytes pourront être décongelés pour réaliser une Fécondation In-Vitro (FIV).

Il est nécessaire d’obtenir un nombre suffisant d’ovocytes matures pour obtenir des taux de grossesse satisfaisants. Si cette condition est remplie, les taux de grossesse se rapprochent des taux de grossesse obtenus par FIV dans le cadre de l’infertilité et sont de l’ordre de 30 %.

  • La conservation de tissus ovariens

POUR QUI ?

Cette technique peut être proposée à toutes les patientes. C’est la seule technique accessible aux patientes non pubères. Elle a l’avantage de ne nécessiter aucun délai de prise en charge mais offre des résultats, en taux de grossesse, inférieurs aux 2 autres techniques.

QUAND ?

Même s’il est toujours préférable d’envisager toute technique de préservation de la fertilité avant le début du traitement potentiellement stérilisant, cette technique peut dans certains cas être proposée même si la patiente a déjà reçu un traitement anticancéreux.

COMMENT ?

Il s’agit de prélever au cours d’un geste chirurgical (cœlioscopie le plus souvent) un ovaire entier ou partiel. Au laboratoire, celui-ci est alors disséqué en fragments afin de ne congeler que la corticale ovarienne (enveloppe externe), qui contient les futurs ovocytes. Les fragments sont congelés et stockés dans l’azote liquide jusqu’à ce que la patiente ait un désir d’enfant.

ET APRÈS LE CANCER ?

Actuellement deux techniques sont à l’étude pour l’utilisation de ces fragments :

– l’autogreffe des fragments de cortex ovarien. Il s’agit de la seule technique qui ait permis la naissance d’enfants (60 naissances répertoriées dans le monde à ce jour).

– la culture des fragments de cortex ovarien au laboratoire dans le but d’obtenir des ovocytes matures. Cette technique est encore expérimentale, mais peut être proposée chez la petite fille, dans l’espoir d’avancées scientifiques futures.

Mode d’emploi de la plateforme de préservation de la fertilité

1 – Prendre un rendez-vous de consultation auprès de la plateforme de préservation de la fertilité du CHRU de Tours

La plateforme est ouverte aux femmes de 0 à 40 ans, quel que soit leur statut marital, même lorsqu’une prise en charge n’est a priori pas réalisable, afin de répondre à leurs questions.

La consultation est réalisée par un binôme clinico-biologique. Une consultation avec une psychologue peut-être proposée si nécessaire.

Les examens complémentaires non prescrits en amont de la consultation seront réalisés sur place, ainsi qu’une échographie pour déterminer la réserve ovarienne de la patiente.

Si la patiente est sous contraception orale, NE PAS L’INTERROMPRE (et enchaîner les plaquettes en fin de cycle) sauf en cas de contre-indication liée à la maladie.

La plateforme du CHRU de Tours est accessible par un n° d’appel unique
02 47 47 39 38
du lundi au vendredi de 9h à 17h
En dehors de ces horaires, vous pouvez contacter la plateforme par mail : 

Cette ligne est strictement réservée à la demande de rendez-vous avant traitement oncologique par les professionnels de la cancérologie, ou par les patients adressés par leur équipe de cancérologie (proposition de rendez-vous dans les 72h – jours ouvrés)

2 - Transmettre la fiche de liaison

Afin de faciliter la prise en charge des patientes, une fiche de liaison est à votre disposition pour transmettre les informations médicales à la plateforme de préservation de la fertilité.

N° de fax de la plateforme de préservation de la fertilité : 02 47 47 92 17

3. Prescriptions à effectuer pour les patientes adressées

S’ils ne sont pas prescrits en amont de la consultation, les examens seront réalisés sur place, dans le même temps que la consultation.

PRÉSERVATION DE LA FERTILITÉ CHEZ L’HOMME

Les techniques proposées

  • La conservation de tissus testiculaires

POUR QUI ?

Cette technique est réservée aux patients non pubères.

QUAND ?

Même s’il est toujours préférable d’envisager toute technique de préservation de la fertilité avant le début du traitement potentiellement stérilisant, cette technique peut dans certains cas être proposée même si le patient a déjà reçu un traitement anticancéreux.

COMMENT ?

L’objectif de cette technique est de proposer le prélèvement d’une partie d’un ou des 2 testicules, de congeler et de conserver le tissu testiculaire.

ET APRÈS LE CANCER ?

Cette technique n’a, à ce jour, pas permis d’obtenir de grossesse dans l’espèce humaine, mais des recherches (culture de tissu testiculaire in vitro, greffes…) sont actuellement en cours et permettront peut-être à l’avenir d’obtenir une grossesse à partir de tissu testiculaire congelé.

  • L’autoconservation de spermatozoïdes

POUR QUI ?

Cette technique s’adresse à tous les hommes pubères (jusqu’à 60 ans) qui vont subir un traitement ou intervention chirurgicale qui risquent d’avoir un impact sur leur fertilité.

QUAND ?

La congélation des spermatozoïdes doit être réalisée avant tout traitement pouvant avoir des répercussions sur la fertilité.

COMMENT ?

Le sperme est recueilli par masturbation au laboratoire. Un délai d’abstinence de 2 à 8 jours est recommandé avant le prélèvement. Deux à trois recueils sont nécessaires, espacés au minimum de 2 jours. Il faut donc prévoir un délai d’1 semaine avant la mise en route du traitement potentiellement stérilisant.

Au laboratoire, les paramètres spermatiques sont analysés, puis les spermatozoïdes sont congelés en paillettes haute sécurité. Les prélèvements sont ensuite stockés dans l’azote liquide. Une fois congelé, le sperme peut être conservé très longtemps, sans que le pouvoir fécondant ne soit altéré.

ET APRÈS LE CANCER ?

En cas d’infertilité suite aux traitements anticancéreux, les prélèvements de sperme auto-conservés pourront être utilisés grâce à des techniques d’Assistance Médicale à la Procréation : inséminations intra-utérines (IAC) ou Fécondation In Vitro (FIV). Les taux de grossesse correspondant sont de l’ordre de 15% par tentative pour les IAC et 35% par tentative pour la FIV.

Au CHRU de Tours, pour les patients pubères et non pubères

Mode d’emploi pour la préservation de la fertilité masculine

1. Prendre un rendez-vous de consultation auprès de la plateforme de préservation de la fertilité du CHRU de Tours

La plateforme est ouverte aux hommes de 0 à 60 ans, quel que soit le statut marital.

Le 1er recueil de sperme est toujours précédé d’une consultation avec un biologiste afin d’informer le patient sur les modalités de l’autoconservation de sperme et de lui faire signer un consentement. Une consultation avec une psychologue peut-être proposée si nécessaire.

La plateforme du CHRU de Tours est accessible par un n° d’appel unique
02 47 47 39 38
du lundi au vendredi de 9 h à 17 h
En dehors de ces horaires, vous pouvez contacter la plateforme par mail : 

Cette ligne est strictement réservée à la demande de rendez-vous avant traitement oncologique par les professionnels de la cancérologie, ou par les patients adressés par leur équipe de cancérologie (proposition de RDV dans les 24h – jours ouvrés). 

2. Transmettre la fiche de liaison

Afin de faciliter la prise en charge des patients, une fiche de liaison est à votre disposition pour transmettre les informations médicales à la plateforme de préservation de fertilité.

N° de fax de la plateforme de préservation de fertilité: 02 47 47 92 17

3. Prescriptions à effectuer pour les patients adressés

S’ils ne sont pas prescrits en amont de la consultation, les examens seront réalisés sur place, dans le même temps que la consultation.

Au CHR d’Orléans, pour les patients pubères

Les unités qui composent le service : 

  • Laboratoire Spermiologie – CECOS
  • Unité de consultation médicale CECOS-FIV
  • Unité d’hospitalisation de jour pour la prise en charge en Fécondation In Vitro
  • Laboratoire Fécondation In Vitro – FIV
  • Plateforme de préservation de la fertilité

Le couple infertile

Elle dure 45 minutes et concerne les deux membres du couple ; la loi française autorise actuellement uniquement la prise en charge des couples hétérosexuels ayant une vie commune.

Ce rendez-vous est essentiel.

Lors de la première consultation le médecin recueille les informations médicales vous concernant et tout particulièrement celles en rapport avec votre problème d’infertilité. Il analyse les examens que vous avez déjà pratiqués et fait une première synthèse.

A l’issue de cette consultation, un bilan complémentaire est nécessaire pour vous orienter vers la thérapeutique la plus appropriée.

Ce bilan concerne la femme et l’homme.

Quelques examens devront être réalisés au CHRU mais la majorité des examens pourra être faite près de votre domicile.

Des éléments cliniques et environnementaux retentissent fortement sur la fertilité féminine.

Il est donc essentiel de les prendre en compte dès le début de votre prise en charge. Ils peuvent peser sur le choix de la thérapeutique et sur son efficacité.

L’ÂGE

Toutes les études épidémiologiques montrent que la fertilité féminine décroît dès 35 ans avec une accentuation marquée à partir de 38 ans.

Il est important de noter qu’en France, la prise en charge par la sécurité sociale s’arrête au 43ème anniversaire de la femme compte tenu des chances infimes de grossesses évolutives au-delà de cet âge (moins de 5 % de grossesses évolutives).
=> Aucune aide médicale à la procréation (insémination, fécondation in vitro ou alternative de don de sperme, ovocytes, accueil d’embryons) ne pourra alors vous être proposée au delà de cet âge.

LE POIDS

Le surpoids et le sous-poids altèrent de façon significative la fertilité féminine (diminution des chances de grossesse, augmentation des risques de fausses-couches et des complications de la grossesse).

Le médecin calcule un index qui tient compte du rapport entre le poids et la taille (index de masse corporelle).

Poids (kg) / (Taille x Taille (en m)) = IMC

L’index normal est compris entre 19 et 25.
Entre 26 et 30 on parle de surpoids.
Au-delà de 30 on parle d’obésité.
Un index < 18 correspond à un état de maigreur.

Les études montrent une amélioration de la fertilité chez les femmes en surpoids à partir d’une diminution de seulement 5% de leur masse corporelle.
Une prise en charge spécialisée (diététicien, nutritionniste) avant toute thérapeutique peut s’avérer très utile voire indispensable pour augmenter les chances de grossesse et diminuer les risques de complications.

LES TOXIQUES

Toute exposition répétée à des toxiques, médicamenteux ou environnementaux altère la fertilité. Parmi les plus fréquents citons :

– Le tabac : Toutes les études montrent une altération de la fertilité chez les femmes qui fument. Le tabac agit sur la fertilité individuelle du fumeur mais interagit également au sein du couple. La fertilité du couple diminue même si un seul des deux membres du couple fume. Chez la femme cela se traduit par un épuisement plus précoce du capital folliculaire et par une altération de la qualité de l’ovocyte. La durée de l’exposition au tabac et la quantité de cigarettes fumées par jour sont importants à prendre en compte.
L’arrêt du tabac améliore la fertilité et ce d’autant que l’arrêt aura été plus précoce.

– Les drogues : Elles altèrent la fertilité et sont dangereuses pour le fœtus. Leur arrêt est obligatoire avant toute grossesse.

– L’alcool : La consommation ne doit pas dépasser deux verres de vin par jour. PAS d’alcool pendant la grossesse.

– Les médicaments : Signaler à votre médecin les médicaments que vous prenez. Les chimiothérapies et radiothérapies utilisées dans le traitement de maladies graves peuvent altérer le stock folliculaire. Des précautions sont prises par les équipes médicales, quand cela est possible, pour préserver la fertilité.

– Les toxiques environnementaux : Il est vraisemblable que l’exposition répétée à des substances toxiques environnementales ait une répercussion sur la fertilité. Cependant il est encore très difficile d’identifier de façon précise les composants susceptibles d’être mis en cause ainsi que leurs effets.

Des antécédents chirurgicaux (en particulier pelviens), certains antécédents médicaux ou familiaux devront bien-sûr être également pris en compte. Ils seront étudiés spécifiquement pour chaque patiente lors de la première consultation.

ÉVALUATION DU FONCTIONNEMENT DES OVAIRES

Pour obtenir une grossesse, il faut un ovule ou ovocyte de bonne qualité produit par l’ovaire puis capté par l’extrémité de la trompe.
A ce niveau, il doit rencontrer un spermatozoïde fécondant qui le pénètre et le féconde.
L’embryon issu de cette fécondation doit cheminer librement en se divisant dans la trompe puis atteindre l’utérus qui doit être compétent pour le recevoir.
L’embryon s’implantera dans la paroi de l’utérus où il se développera jusqu’à l’accouchement.
Le bon fonctionnement ovarien est essentiel à l’obtention de la grossesse ; les troubles ovulatoires représentent en effet la première cause d’infertilité chez la femme.

Son étude comprend :

  • des paramètres cliniques,
  • des paramètres biologiques,
  • des paramètres échographiques 

Les paramètres cliniques :

  • La longueur et la régularité des cycles menstruels : ils sont normalement de 28 à 35 jours. Des cycles courts de moins de 27 jours doivent alerter sur une réserve ovarienne diminuée.
  • L’étude de la courbe de température : prise journalière de température, le matin avant le lever, à heure régulière, avec le même thermomètre pendant toute la durée du cycle (1er jour du cycle = 1er jour des règles franches).

En cas d’ovulation, on observe une montée de température d’au moins trois dixièmes de degré Celsius suivie d’un plateau thermique d’au moins 12 jours.
La période fécondante maximale se situe dans les trois jours qui précèdent la montée thermique.

Les paramètres biologiques :

  • Un bilan sanguin vous sera demandé.

Celui-ci a pour but d’évaluer le profil de fonctionnement hormonal de votre ovaire et la réserve en follicules présents dans l’ovaire (diminution du nombre avec l’âge).
Les dosages s’effectuent pour l’essentiel au début du cycle (à J2 ou J3 ou J4) après le début des règles.
Des dosages effectués au mauvais moment du cycle ne peuvent être correctement interprétés et devront alors être refaits.

  • Un suivi hormonal du cycle pourra vous être proposé pour étudier la qualité de l’ovulation.

Il vous sera alors demandé un ou plusieurs dosages hormonaux dans le cycle.

Les paramètres échographiques :

  • Une échographie réalisée par voie endovaginale dans la première semaine du cycle permettra :
    – d’évaluer la réserve de petits follicules présents dans les ovaires au moment de l’examen.
    Ce nombre est très variable d’une femme à l’autre pour un âge donné mais diminue systématiquement dans le temps pour chaque femme jusqu’à la ménopause.
    Ce paramètre est donc important à prendre en compte pour l’orientation thérapeutique et sa rapidité de mise en œuvre.
    L’évaluation de la réserve folliculaire permet également d’apprécier le risque plus ou moins élevé d’obtenir une réponse ovarienne intense (hyperstimulation ovarienne) si un traitement de stimulation est institué et ainsi de choisir au mieux le traitement et la surveillance du traitement.
    – de vérifier l’absence de kystes sur les ovaires qui peuvent altérer la qualité de l’ovulation et être gênant pour la santé et le bon fonctionnement ovarien.
    – de suivre la croissance du follicule au cours du cycle.
    Celle-ci est maximale au moment de l’ovulation ; la taille du follicule mesurée dans au moins deux axes est comprise le plus souvent entre 16 mm et 20 mm.
    L’épaisseur de la muqueuse utérine est également maximale comprise entre 8 mm et 13 mm avec un aspect bien particulier dit en trois feuillets.
    Après l’ovulation, le follicule ovulatoire se transforme en corps jaune qui produira de la progestérone.

EVALUATION DES TROMPES

Il est indispensable que les trompes utérines soient perméables pour permettre le passage des spermatozoïdes vers l’ovocyte puis de l’embryon vers l’utérus.

Il faut donc s’assurer de la bonne perméabilité tubaire.

Un certain nombre d’antécédents peuvent faire craindre une altération des trompes. Parmi les plus fréquents notons des infections pelviennes telles que la salpingite, une appendicite compliquée d’une péritonite appendiculaire, toute intervention pelvienne compliquée, l’endométriose pelvienne.

L’hystérosalpingographie est l’examen le plus fréquemment demandé. C’est un examen radiologique pratiqué après les règles et avant l’ovulation au cabinet de radiologie.
La patiente est installée en position gynécologique et un produit de contraste est introduit dans la cavité utérine à l’aide d’une petite canule ou d’une sonde. Le produit dessine les contours de la cavité utérine puis des trompes et s’évacue dans le pelvis. Si le produit s’arrête dans les trompes il y a une obturation.

La coelioscopie est une intervention chirurgicale réalisée sous AG, afin de confirmer les altérations retrouvées à l’hystérosalpingographie et évaluer si un geste réparateur peut être effectué.

EVALUATION DE L’UTÉRUS

L’utérus doit pouvoir accueillir l’embryon et permettre son développement.

L’exploration de l’utérus est assurée en première intention par l’échographie pelvienne.
Ensuite, l’hystérosalpingographie est réalisée pour détecter les anomalies intra-cavitaires (polypes, hyperplasie muqueuse, fibrome, malformation, synéchie).
En dernière intention, l’hystérosonographie (échographie avec injection de liquide dans l’utérus) pourra confirmer l’existence d’un polype ou d’un fibrome intra utérin et justifier un geste opératoire.

L’hystéroscopie réalisée sous anesthésie générale (AG) ou locale (AL) lors d’une hospitalisation d’une journée visualise la cavité utérine pour confirmer le diagnostic. Elle permet un éventuel geste chirurgical.

Pendant une stimulationl’échographie pelvienne appréciera l’aspect et l’épaisseur de la muqueuse utérine. Cette étude pourra être complétée par une étude doppler de la vascularisation utérine et endométriale.
De façon extrêmement ciblée une IRM pelvienne peut être proposée avant un geste opératoire pour mieux le guider. Les deux indications les plus fréquentes sont les fibromes et les endométrioses.

LES SÉROLOGIES

Elles sont demandées systématiquement dans un bilan d’infertilité.

Les sérologies de la rubéole et de la toxoplasmose sont importantes pour la grossesse.

Il est nécessaire qu’une femme soit immunisée pour la rubéole avant le démarrage d’une grossesse (grâce à la vaccination ou après une immunisation naturelle) en raison des risques malformatifs pour le fœtus si cette maladie est contractée pendant la grossesse.

Pour la toxoplasmose, il n’existe pas de vaccin. En cas de non-immunisation, un contrôle mensuel sera réalisé tout au long de la grossesse. Des mesures préventives devront être prises: éviter de changer les litières du chat, laver ou éplucher les légumes et les fruits, bien cuire la viande et éviter l’agneau et le mouton et le poisson cru.

Les autres sérologies concernent les infections sexuellement transmissibles.

LES FACTEURS DE RISQUE D’INFERTILITÉ

Un certain nombre de facteurs généraux d’altération de la fertilité sont communs avec la femme.

Les paramètres du sperme s’altèrent avec l’âge même si cette altération est moins systématique et importante que l’altération de la fertilité féminine.

L’obésité et les perturbations métaboliques associées s’accompagnent parfois d’altérations de la fonction spermatique.

Le tabac, les drogues et l’alcool altèrent la fertilité masculine. Leur arrêt est donc recommandé.

Le diabète mal surveillé peut entraîner des troubles de l’éjaculation (éjaculation rétrograde dans la vessie)

L’environnement professionnel peut être à l’origine d’une altération de la fertilité. Renseignez vous auprès de votre médecin du travail.

Certains médicaments peuvent altérer la libido (désir sexuel). Certains médicaments peuvent altérer la production de spermatozoïdes.

Une chimiothérapie et radiothérapie après la puberté peuvent altérer la spermatogenèse de façon plus ou moins définitive. Une conservation des spermatozoïdes avant traitement est alors proposée.

La cryptorchidie de l’enfance (testicule(s) non descendu(s) dans les bourses) s’accompagne plus fréquemment d’altérations du sperme et nécessite une surveillance testiculaire régulière.

Les infections uro-génitales peuvent être à l’origine d’altérations du sperme.

L’EXAMEN DE SPERME (SPERMOGRAMME)

L’étude du sperme (spermogramme-spermocytogramme) est réalisée au début du bilan d’infertilité.

Cette analyse permet d’étudier le nombre, la mobilité, la vitalité et la morphologie des spermatozoïdes.

Des variations importantes de ces valeurs sont observées chez tous les individus d’un examen à l’autre, justifiant la répétition de cet examen.

Le spermogramme est, si nécessaire, associé à d’autres examens complémentaires :

  • Test dans la glaire cervicale (test croisé/test de pénétration)
  • Spermoculture
  • Recherche d’anticorps anti-spermatozoïdes

Prise de rendez-vous pour spermogramme uniquement sur prescription médicale.

Les rendez-vous sont à prendre au secrétariat du Laboratoire Spermiologie-CECOS
Tél : 02 47 47 88 97 de 8H00 à 16H00 du lundi au vendredi.

Apportez votre attestation, une pièce d’identité et votre carte de sécurité sociale.
Les prélèvements sont réalisés entre 8H00 et 12H00 du lundi au vendredi (sauf jours fériés) et de 8H00 à 9H00 le samedi.

Avant votre examen, respectez une période de 2 à 8 jours sans éjaculation.

Vous devrez préciser lors de votre venue tout épisode de fièvre, la prise de médicament ou tout autre événement de santé intervenu dans les trois mois précédant l’examen.

Le recueil du sperme se fait par masturbation, dans une pièce isolée. Des mesures d’hygiène vous seront expliquées afin de faire le recueil le plus stérilement possible.
Vous pouvez être accompagné de votre compagne.

Les résultats vous seront adressés directement ainsi qu’au Médecin prescripteur dans les 3 semaines suivant le prélèvement.

Test de séparation des spermatozoïdes

2 tests de séparation des spermatozoïdes complètent obligatoirement le spermogramme afin de choisir l’orientation thérapeutique ultérieure (Insémination ou Fécondation In Vitro).

LE TEST POST COÏTAL (TEST DE HÜHNER)

Ce test évalue la capacité des spermatozoïdes à progresser dans la glaire du col de l’utérus.

  • Ce test est réalisé juste avant l’ovulation, au moment où la sécrétion de glaire cervicale est optimale.
  • Le couple doit avoir un rapport sexuel la veille au soir du test. 
  • La glaire cervicale est prélevée lors d’un examen gynécologique.
  • Le résultat orientera la démarche diagnostique et thérapeutique.

EXAMENS COMPLÉMENTAIRES

Le bilan hormonal sanguin

Le bilan hormonal sanguin comprend le dosage sanguin de FSH, LH, testostérone et l’inhibine B.

Il est prescrit surtout en cas de diminution du nombre de spermatozoïdes et doit être réalisé le matin étant donné la chute physiologique de la testostérone en milieu de journée.
Ce bilan apprécie le fonctionnement testiculaire.
D’autres paramètres hormonaux peuvent être étudiés selon l’indication médicale.

L’échographie des voies génitales :

  • L’échographie testiculaire : 
    Elle est systématiquement réalisée lorsqu’il existe une altération des paramètres spermatiques et particulièrement en cas d’antécédent de cryptorchidie. En effet, le risque de survenue d’un cancer testiculaire est plus important dans ces deux situations.
  • L’échographie des glandes annexes (prostate, vésicules séminales)
    Cet examen réalisé par voie endorectale à l’aide d’une petite sonde échographique doit être pratiqué par un opérateur expérimenté. Il permet de rechercher des séquelles inflammatoires des glandes annexes et des malformations congénitales. 

Le bilan génétique

Il est réalisé par une prise de sang.

  • Le caryotype :
    Il a pour but d’étudier la formule chromosomique d’un individu en cas de diminution sévère du nombre de spermatozoïdes ou d’anomalies importantes de la morphologie des spermatozoïdes. 
    Pour réaliser cet examen un consentement signé du patient est nécessaire.
    La formule normale d’un individu de sexe masculin est 46 XY.
    Des anomalies touchant le nombre de chromosomes sexuels ou des anomalies de structure des autres chromosomes sont retrouvées dans 5 à 10 % des cas. 
  • La recherche d’une microdélétion du chromosome Y :
    Cet examen est prescrit lorsque la numération des spermatozoïdes est inférieure à 1 million/ml.
    En cas de microdélétion, il manque des gènes importants pour une production normale de spermatozoïdes.
    Cette anomalie se transmet obligatoirement à un garçon puisqu’il hérite du chromosome Y paternel et jamais à une fille.

La biopsie testiculaire exploratoire

Il s’agit d’une intervention chirurgicale qui est pratiquée en cas d’absence totale de spermatozoïdes (azoospermie) dans l’éjaculat. Elle a pour but de déterminer s’il est possible de retrouver des spermatozoïdes au niveau testiculaire.
L’intervention s’effectue le plus souvent sous anesthésie générale quelquefois sous rachianesthésie dans le service de gynécologie.
Elle nécessite une hospitalisation d’une journée suivie d’un arrêt de travail d’environ 8 jours.

Un fragment testiculaire est prélevé sur chaque testicule et conservé dans un milieu de survie. Une partie du fragment est étudiée dans la journée par l’équipe de FIV tandis qu’une autre partie est envoyée pour étude histologique.

Si un nombre suffisant de spermatozoïdes est retrouvé, une congélation des spermatozoïdes sera effectuée et une FIV sera envisageable ultérieurement. Une fécondation par ICSI sera réalisée en raison de la très faible mobilité des spermatozoïdes testiculaires.

Si aucun spermatozoïde n’est retrouvé, le recours à une alternative, don de sperme ou adoption sera alors proposé après discussion en réunion pluridisciplinaire.

LES SÉROLOGIES

Elles ont pour but de contrôler l’absence d’infections sexuellement transmissibles.
Elles sont prescrites de façon systématique.

L’engagement dans un traitement l’AMP n’est pas aisé.

L’annonce de l’hypofertilité est un moment très difficile pour le couple qui doit faire face, non seulement à une prise en charge technique relativement complexe, mais aussi à un bouleversement de son projet de vie. De nombreuses interrogations peuvent surgir à chaque étape de la prise en charge :

  • à l’annonce de l’orientation thérapeutique,
  • pendant le délai d’attente,
  • au moment du traitement proprement dit.

L’expérience montre que si l’efficacité de l’équipe médicale et biologique sont indispensables pour vous donner de bonnes chances de débuter une grossesse, elle n’est pas la seule condition à la réussite du traitement
C’est pourquoi un entretien systématique avec la psychologue de notre centre nous parait nécessaire avant tout engagement thérapeutique.

Cet entretien (surtout s’il est réalisé suffisamment tôt) permettra d’envisager avec vous la nécessité ou non d’un suivi ou de toute autre forme d’aide complémentaire.

Il est possible de rencontrer la psychologue de notre centre à tout moment en prenant rendez-vous aux secrétariats 02 47 47 47 45 ou au 02 47 47 47 46.

PRISE DE RENDEZ-VOUS

Afin de vous orienter plus rapidement vers l’unité appropriée, il est préférable de joindre à votre demande de rendez-vous un courrier de votre médecin traitant ou gynécologue récapitulant les examens déjà effectués.

Si vous débutez votre demande d’AMP (Assistance Médicale à la Procréation), un médecin du centre vous guidera dans les démarches médicales à effectuer afin de faire aboutir votre projet parental au plus vite.

Si vous n’avez fait aucun examen, il est possible que quelques examens soient prescrits préalablement à votre consultation.

  • 2 photos d’identité pour Madame et 2 pour Monsieur

 

Une photocopie des documents suivants :

 

  • Carte d’identité de Madame
  • Carte d’identité de Monsieur
  • Livret de famille ou PACS ou justificatif de domicile confirmant une vie commune
  • Attestation de carte vitale pour Madame
  • Attestation de carte vitale pour Monsieur
  • Groupe sanguin pour Madame
  • Groupe sanguin pour Monsieur

Clinique

Standard du CHRU Bretonneau : 02 47 47 47 47

Secrétariat du service de Médecine de Biologie de la Reproduction – 8h30 – 17h00 du lundi au vendredi.

  • 02 47 47 47 45 :
    • Dr Cornuau
    • Dr Lanoue
    • Dr Couderchet
  • 02 47 47 47 46 :
    • Dr Ract
    • Dr Roeser
    • Dr Jegu
  • 02 47 47 70 30 :
    • Dr Homer
    • Dr Sangwan
  • 02 47 47 70 60 :
    • Dr Gervereau
    • Mme Lebras-Naudet

JOURS DE CONSULTATIONS

  • Dr CORNUAU – Lundi après-midi, mardi après-midi, mercredi après-midi
  • Dr GERVEREAU – Mardi après-midi, mercredi après-midi
  • Dr HOMER – Lundi après-midi, mardi après-midi, mercredi après-midi et jeudi après-midi
  • Dr LANOUE – Lundi après-midi
  • Dr JEGU- Lundi après-midi, mardi après-midi, mercredi après-midi et jeudi après-midi
  • Dr COUDERCHET – Lundi après-midi, mardi après-midi, mercredi après-midi et jeudi après-midi
  • Dr RACT – Mardi après-midi, mercredi après-midi
  • Dr ROESER – deux vendredis par mois
  • Dr SANGWAN – Lundi après-midi
  • Mme LEBRAS NAUDET (Psychologue) – Lundi (matin et après-midi), Mardi (matin et après-midi), Mercredi (après-midi), Jeudi  (matin) et Vendredi (matin)

Laboratoires (CECOS-FIV)

Ouvert du lundi au vendredi

  • Accueil téléphonique
    Tél : 02 47 47 88 97 
    de 8H00 à 16H00
  • Accueil physique
    de 8H00 à 12H30 et de 13H00 à 16H00

JOURS DE CONSULTATIONS

  • Dr FRAPSAUCE / Pr GUERIF – Lundi au vendredi