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Le 28/11/2025

Horizon 2030

Après avoir posé les fondements du projet médico-soignant du Nouvel Hôpital Psychiatrique avec le Professeur Vincent Camus, ce deuxième épisode met en lumière ce qui fera demain la force du NHP : une organisation des soins repensée, un renforcement de l’ambulatoire, une dynamique de nouveaux métiers, et une logistique modernisée et connectée à son environnement et à son territoire.

L’ouverture du Nouvel Hôpital Psychiatrique (NHP) en janvier prochain et après deux années de travaux, marque une étape majeure du projet hospitalier Horizon 2030 du CHRU de Tours.

Avec le regroupement de l’hospitalisation complète sur un seul site, la création de trois territoires de prises en charge en remplacement des quatre secteurs qui prévalaient jusqu’ici et le renforcement des dispositifs ambulatoires, le NHP constitue un marqueur central dans la nouvelle organisation territoriale des soins psychiatriques.

Cidalia Moussier et Katel Carré-Renault

#2

>> Entretien croisé avec 

Cidalia Moussier, Directrice des soins, référente du pôle Psychiatrie-Addictologie 

et 

Katel Carré-Renault, cadre supérieure du pôle Psychiatrie-Addictologie.

lignes Horizon 2030

Le Professeur Vincent Camus précisait que l’hospitalisation complète ne concerne qu’environ 10 % des patients pris en charge en psychiatrie. Comment avez-vous repensé l’organisation des soins dans cette logique ?

Katel Carré-Renault : Dès les prémices du projet, nous avons souhaité engager une réflexion collective avec l’ensemble des catégories professionnelles du pôle. Cette analyse partagée nous a permis d’évaluer précisément l’offre existante, ses forces, ses limites, et d’identifier les besoins réels du territoire. L’évolution des quatre secteurs au profit de trois territoires de prise en charge répond mieux aux besoins. Cela permet désormais de coordonner les équipes, de mobiliser les compétences et d’adapter les soins en hospitalisation complète ainsi que l’offre ambulatoire en fonction des populations suivies. Puis, nous avons décliné le projet médico-soignant, qui sera pleinement opérationnel après l’ouverture du NHP, dont une part majeure sera consacrée à l’ambulatoire avec une offre fortement enrichie.

« Aux patients, on souhaite offrir des soins plus adaptés, plus connectés à leurs parcours de vie. Aux professionnels, on veut permettre d’exercer pleinement leur métier»

Cidalia Moussier : En effet, ce projet médico-soignant repose sur trois principes :

  • renforcer l’ambulatoire dans le parcours de soins, pour mieux répondre aux besoins quotidiens des patients,
  • disposer de professionnels aux compétences ajustées et adaptées, pour assurer les prises en charge actuelles et développer de nouvelles offres, notamment pour les personnes âgées en psychiatrie et les sevrages complexes en addictologie,
  • moderniser les espaces et les outils de prise en charge, pour sécuriser les parcours, faciliter le travail des équipes et soutenir les nouvelles pratiques.

Pour que ce projet prenne sens, il fallait le traduire concrètement dans l’organisation des soins. La Direction des soins pilote ce travail, avec l’encadrement supérieur et en lien étroit avec les autres directions de l’établissement, pour garantir cohérence et vision partagée du parcours patient.

L’enjeu est clair : fluidifier le parcours de prise en charge pour éviter que la maladie ne génère des ruptures dans la vie des patients. En déployant l’ambulatoire ainsi que de nouveaux dispositifs comme les Soins Intensifs Psychiatriques A Domicile (SIPAD), qui accompagnent le patient directement chez lui, ou le Dispositif d’Aide à la Famille et à l’Entourage (DAFE), qui soutient proches et aidants, nous mettons en œuvre un véritable « aller vers » le patient dans sa vie quotidienne. Cela permet d’inscrire les soins dans son quotidien, au domicile, sur son lieu de travail ou dans ses habitudes de vie, pour maintenir la continuité des soins et limiter autant que possible, l’hospitalisation.

En effet, nous le savons, malgré les bénéfices qu’elle peut apporter, une hospitalisation ne répond pas à toutes les situations et peut être vécue comme une épreuve, une rupture dans le parcours de vie par les patients et leurs proches. C’est pourquoi nous cherchons à intégrer l’hospitalisation dans un parcours structuré et coordonné, afin qu’elle reste pleinement utile et sécurisante pour le patient et ses proches.

« L’hospitalisation est l’exception, la prise en charge en ambulatoire est le quotidien»

Que changera le NHP pour les patients hospitalisés ?

Cidàlia Moussier : L’objectif premier est que l’hospitalisation soit adaptée, orientée vers la réhabilitation et réservée aux phases aiguës. Pour cela nous avons souhaité entourer le patient de toutes les expertises professionnelles dont il peut avoir besoin et, que chaque professionnel puisse se concentrer sur son cœur de métier. Cela permet une meilleure mobilisation des compétences, une coordination plus fluide et un cadre de soins clair pour tous.
Grâce à cette nouvelle organisation, les patients bénéficieront de soins plus personnalisés : moins de recours à l’isolement et à la contention, plus de suivi infirmier avec des entretiens systématiques et tracés, et des parcours plus fluides grâce à un ambulatoire renforcé.

Katel Carré-Renault : En effet, nous avons créé une unité transversale d’activités thérapeutiques, composée de 16 professionnels, dédiée au projet personnalisé de soins et au projet de sortie. L’objectif est que le patient soit acteur de l’organisation de sa sortie pendant son hospitalisation. Ces activités, en partie communes avec celles dispensées en ambulatoire, permettront à l’équipe une évaluation des besoins du patient, avec un accompagnement progressif vers sa sortie afin d’assurer une continuité de soins dans sa vie après l’hospitalisation.

Pouvez vous nous parler des métiers qui composeront les équipes du NHP ?

Katel Carré Renault : Parmi les professionnels qui jusqu’à présent n’exerçaient pas en psychiatrie, on peut citer les diététiciens ou les préparateurs en pharmacie hospitalière. Ces métiers sont désormais intégrés au NHP : ils seront un véritable atout dans la prise en charge du patient.

Collectivement, nous avons souhaité renforcer la dynamique avec de nouveaux métiers transversaux : psychomotricien, moniteur-éducateur, ou encore éducateur en activité physique adaptée. Ils interviennent sur des aspects très concrets de la vie des patients : mobilité, démarches administratives, rééducation… Il y a également des approches complémentaires comme la médiation animale ou la pair-aidance.

Cidàlia Moussier : Oui et l’aide-soignant prend une place nouvelle dans cette organisation : intégré au cœur de l’équipe soignante, il assurera un accompagnement quotidien du patient, permettant à l’infirmier de se recentrer sur la coordination des soins et l’expertise clinique. Ensemble, ils forment un binôme structurant, au plus proche du patient et de ses besoins.

Autre point primordial, la fonction Accueil est renforcée : les professionnels seront spécifiquement formés et travailleront en lien étroit avec les secrétaires médicales pour garantir la qualité de l’information, l’orientation et la fluidité du parcours patient dès son arrivée.

Katel Carré-Renault : Toujours dans cette logique de recentrer les professionnels au cœur de leur métier, et de mettre en valeur leurs compétences spécifiques, nous disposerons aussi de temps supplémentaire de psychologue.

Cidàlia Moussier : Nous avons également repensé les modèles horaires afin de mieux répondre aux attentes des professionnels. Travailler dans les soins implique un rythme particulier, avec des week-ends travaillés et des horaires parfois étendus, et nous voulions que ce rythme soit le plus adapté aux souhaits des équipes.

Le nouveau bâtiment contribuera lui aussi à améliorer les conditions de travail : chaque unité disposera par exemple de vestiaires dédiés et d’une salle de pause. Plus globalement, nous avons travaillé sur la qualité de vie au travail, notamment en réfléchissant aux parcours professionnels des métiers paramédicaux, afin que chacun puisse trouver sa place et exercer dans de bonnes conditions dans le NHP. Ces évolutions profiteront directement aux patients, puisque dans cette nouvelle organisation, les équipes auront davantage de temps pour se consacrer à leurs soins pendant l’hospitalisation.

Cette réorganisation n’aurait pas pu voir le jour sans l’implication quotidienne de l’encadrement, qui travaille en étroite collaboration avec les responsables médicaux. Sur le terrain, ils transmettent les orientations, ajustent les pratiques et soutiennent les équipes, tout en valorisant leurs propositions au sein de groupes de travail qui accompagnent l’évolution du NHP.

« L’objectif est que le patient prépare mieux
sa sortie pendant son hospitalisation
»

lignes Horizon 2030

Le NHP intègre plusieurs innovations pour sécuriser les parcours tout en préservant la liberté des patients. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Katel Carré-Renault : L’une des évolutions importantes concerne l’usage de bracelets, dotés d’une puce encodée pour faciliter la circulation des patients sur le site. Ces bracelets permettront d’ajuster l’accès aux différents espaces du NHP en fonction de leur état de santé, sur prescription médicale, et de garantir un cadre sécurisé à leurs déplacements. C’est un système pensé pour garantir à la fois la sécurité et l’autonomie des patients, notamment en psychiatrie où les patients peuvent être hospitalisés sans leur consentement. Le bâtiment a été conçu avec des niveaux d’accès différenciés avec des lecteurs de badge installés à des points stratégiques

Cidàlia Moussier : Ce dispositif s’inscrit dans une logique très claire : encadrer sans enfermer. Il répond à des enjeux juridiques, médicaux et éthiques, tout en respectant les droits des patients, notamment leur droit fondamental d’aller et venir, même lorsqu’ils sont hospitalisés. Le bracelet constitue une solution souple et respectueuse, qui remplace les portes verrouillées de nos anciens locaux, vécues comme contraignantes. C’est une technologie adaptée à tous les types de soins, qu’ils soient libres ou sous contrainte qui demande une vraie coordination entre les équipes soignantes, administratives et techniques.

Katel Carré-Renault : Par ailleurs, nous travaillons à mieux prévenir les phases d’agitation du patient. L’enjeu est de les reconnaître, les dépister, les prévenir et surtout, les pacifier. Chaque unité disposera désormais d’un salon d’apaisement, un espace neutre et rassurant où patients et soignants pourront échanger : canapé, tapis épais, coussins modulables, lumière douce, musique, diffuseur d’huiles essentielles…

Dans ce sens, nous avons également repensé les chambres d’isolement afin qu’elles soient les plus adaptées possible. Grâce à l’expérience acquise des rénovations menées ces dernières années, nous avons par exemple souhaité que les chambres disposent toutes d’un sas afin de préserver l’intimité et la dignité de ces patients, qui vivent alors des situations difficiles, ainsi qu’un accès extérieur avec une terrasse ; c’est un espace précieux pour les patients comme pour les soignants qui les accompagnent.

Le NHP est également doté d’un studio thérapeutique. Il s’agit d’un studio de simulation, dans lequel le patient va pouvoir « s’entraîner » aux gestes du quotidien, comme préparer un repas, organiser leur espace, gérer une tâche domestique. Ce nouvel outil permettra au patient de renforcer son autonomie, et à l’équipe soignante d’évaluer les compétences à vivre seul. C’est une étape clé de sa réhabilitation.

 

Le déménagement vers le NHP constitue une étape majeure. Comment s’y prépare-t-on, pour les patients, comme pour les professionnels ?

Cidàlia MoussierUn principe fondamental a guidé notre démarche : le patient doit être accompagné par l’équipe qu’il connaît déjà dans cette phase de transition importante. C’est pourquoi, les équipes actuelles accompagneront l’installation des patients dans les nouveaux services afin de garantir la continuité et la sécurité des soins.

Progressivement, de nouvelles équipes seront constituées selon les besoins des patients, les souhaits et les compétences des professionnels dans une dynamique de création de nouveaux collectifs de travail.

Pour les professionnels, notre engagement est clair : accompagner chacun individuellement, quels que soit son projet et sa situation. Il s’agit aussi de valoriser et de conserver les compétences spécifiques de psychiatrie, en particulier pour les infirmiers. Ainsi, nous avons mené une large consultation pour recueillir les souhaits de mobilité de chacun. Une commission d’affectation est en place, réunissant des cadres, des médecins du Pôle Psychiatrie-Addictologie, des représentants de la Direction des soins et de la Direction des ressources humaines et des écoles. Pour faciliter les échanges avec les professionnels, une adresse mail dédiée a été proposée afin d’assurer un suivi réactif et personnalisé.

Par ailleurs, les actions de recrutement se poursuivent sur l’ensemble des métiers, en particulier aide-soignant.

Au cours de cette phase de transition, une équipe dédiée à l’accompagnement du changement, aidera les professionnels à s’approprier les nouvelles pratiques et organisations dans ces nouveaux locaux. Pour soutenir cette évolution, nous avons défini un plan de formation ambitieux, géré par l’encadrement de proximité, et articulé autour de trois axes :

  • La clinique et la psychopathologie : pour que tous les professionnels, quel que soient leurs métiers, partagent une culture commune en santé mentale,
  • La prévention et le repérage du risque suicidaire, avec trois niveaux de formation selon les professions (aides-soignants, infirmiers, psychologues…),
  • La gestion et prévention des situations de violence et d’agressivité, déjà engagée au sein du pôle et qui sera poursuivie.

À cela s’ajouteront les formations obligatoires en sécurité incendie, essentielles dans un bâtiment neuf et dans un contexte psychiatrique. 

 

« Le NHP, c’est une transformation culturelle et professionnelle, une nouvelle façon d’envisager la psychiatrie : plus ouverte, plus humaine, plus connectée à la vie réelle »

Pour conclure …

Cidàlia Moussier : Le NHP, c’est une transformation culturelle et professionnelle, une nouvelle façon d’envisager la psychiatrie : plus ouverte, plus humaine, plus connectée à l’environnement.

Katel Carré-Renault : Oui, ce déménagement, c’est bien plus qu’un transfert logistique : nous sécurisons les parcours, nous valorisons les compétences et investissons massivement dans la formation. L’objectif est clair : permettre à chaque professionnel de trouver sa place dans le nouveau dispositif, tout en assurant aux patients une continuité de soins et un accompagnement de qualité.

lignes Horizon 2030

Les métiers paramédicaux du NHP

En couleur, les métiers qui intègrent le pôle Psychiatrie-Addictologie avec l’ouverture du NHP

  • Agent d’accueil
  • Agent de sûreté
  • Art-thérapeute
  • AS
  • ASH
  • Assistante sociale
  • Cadre de santé
  • Cadre supérieur de santé
  • Diététicienne
  • Educateur en activité physique adaptée
  • Educateur spécialisé
  • Ergothérapeute
  • IDE
  • Moniteur éducateur
  • Pair aidant
  • Préparateur en pharmacie hospitalière
  • Psychologue
  • Psychomotricien
  • Secrétaire
  • Socioésthéticienne
  • Zoo-thérapeute
lignes Horizon 2030

Zoom sur : Nouvelle dynamique pour l’organisation logistique du NHP

Dans le NHP, les réflexions sur l’organisation des locaux et des soins ont accompagné une réflexion tout aussi importante sur l’évolution des fonctions logistique qui ont également été repensées et qui préfigurent l’organisation future dans le NHT.
Sandrine Perrin nous explique.

>> Entretien avec Sandrine Perrin, ingénieure logistique – Direction du Patrimoine, du Biomédical et des Services Techniques

« La connexion logistique avec le NHT permettra au Nouvel Hôpital Psychiatrique de rester pleinement intégré au reste de l’hôpital.»

La réorganisation des soins s’accompagne d’une refonte importante des fonctions logistiques. Quels en sont les grands principes ?

Sandrine Perrin : Dans le NHP, nous avons voulu mettre en place les grands principes logistiques qui prévaudront dans le futur NHT (Nouvel Hôpital Trousseau) tout en les adaptant spécifiquement à la psychiatrie. Nous avons travaillé conjointement avec les équipes pour concevoir des espaces fonctionnels, mêlant locaux communs et locaux dédiés à chaque unité.

Les locaux logistiques communs à deux ou trois unités regroupent :

  • un local linge propre avec les produits d’hygiène présents sur le chariot de nursing,
  • un local ménage
  • un local retour soin (lave-bassin, linge sale, déchets),
  • un local pneumatique qui permettra à terme d’envoyer les prélèvements biologiques vers le laboratoire du NHT,
  • et une petite réserve matériel

L’office alimentaire, en revanche, reste propre à chaque service, car les repas se prennent collectivement dans les salles à manger.

Vous avez aussi évoqué une équipe transversale pour gérer cette logistique ?

Sandrine Perrin : Oui. Au sein du NHP, une équipe transversale unique gérera la logistique et le bio-nettoyage contrairement au NHT qui disposera, en raison de sa taille, de deux équipes distinctes (bio-nettoyage et hôtellerie/logistique).

En alternant les tâches (logistique et bio-nettoyage), on limite les gestes répétitifs et on prévient les risques associés en renforçant la cohésion d’équipe : chacun participe au fonctionnement du NHP, sans être affecté à un seul type de mission.

Et concernant la connexion avec le logipôle et la logistique automatisée ?

Sandrine Perrin : Le projet va se déployer en deux phases :

  • 2026-2028 : fonctionnement classique avec des livraisons assurées en poids lourds.
  • A l’ouverture du NHT : mise en place d’une liaison logistique automatisée avec le logipôle.

Des robots AGV (Automatic Guided Vehicles) transporteront les charges (repas, linge, pharmacie, produits hôteliers) entre le logipôle et le sous-sol du NHP. Une plateforme élévatrice automatisée compensera la différence de niveau entre les bâtiments.

Les prélèvements sanguins seront, eux, acheminés par le réseau pneumatique.

Cette connexion est un enjeu important : renforcer le lien du NHP avec le reste de l’hôpital. C’est important que la psychiatrie soit pleinement connectée au dispositif logistique global du CHRU et bénéficie des évolutions des métiers de la logistique. Autre intérêt important, cette connexion permettra de réduire les transports routiers internes.

Comment est préparé le déménagement ?

Sandrine Perrin : La DBPST le prépare depuis plusieurs mois. Un inventaire a été réalisé dans les unités actuelles pour évaluer précisément ce qui allait être déménagé et ce qui allait être réaffecté ou réformé.

Ce déménagement est un moment important pour les soignants et pour les patients. La DPBST, la Direction de la Stratégie, la DALATE, la Direction des soins, le pôle de Psychiatrie et les équipes médico soignantes sont mobilisées depuis plusieurs mois, et nous serons prêts en janvier.

CAP sur le NHP – #3

A suivre prochainement, un entretien avec Ivy Mouchel, Directeur référent du pôle Psychiatrie-Addictologie et Directeur du Patrimoine, du Biomédical et des Services Techniques