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La téléexpertise permet à un professionnel de santé, dit « requérant » de solliciter à distance l’avis d’un médecin, dit « requis » en raison de sa formation ou de sa compétence particulière, sur la base d’informations de santé liées à la prise en charge d’un patient, même en l’absence du patient. Les professionnels de santé paramédicaux peuvent demander une téléexpertise à un professionnel médical.

Exemples :

Est un acte de téléexpertise : un praticien demandant un avis par messagerie sécurisée de santé à un autre praticien sur le dossier d’un patient.
N’est pas un acte de téléexpertise : un appel d’un professionnel à un autre pour une demande de prise en charge ou d’admission d’un patient dans le service de ce dernier.

Vous pouvez découvrir l’ensemble des lignes de téléexpertise actuellement déployées au CHU sur OMNIDOC en cliquant sur le lien ci-contre : Réseau d’expertise médicale CHRU Tours – Omnidoc

  • Un médecin
  • Un auxiliaire de santé sur ses compétences propres et/ou par délégation médicale dans le cadre d’un protocole de coopération.

A savoir : Les professionnels de santé paramédicaux peuvent demander une téléexpertise à un professionnel médical.

La téléexpertise n’exige pas d’échange par vidéotransmission (à la différence des actes de téléconsultation). Elle doit en revanche faire l’objet d’un échange via une messagerie sécurisée de santé ou une plateforme sécurisée HDS (Hébergement de données de santé).

Le professionnel médical ou l’auxiliaire médical inscrit dans le dossier du patient ou dans le dossier médical partagé :

  • Le compte-rendu de la réalisation de l’acte de télémédecine,
  • Les actes et prescriptions effectués,
  • Son identité et éventuellement celles des autres professionnels participant à l’acte de télémédecine,
  • La date et l’heure de l’acte,
  • Le cas échéant, les incidents techniques survenus au cours de l’acte de télémédecine.

Un tarif différent pour le médecin requis et le médecin requérant :

  • Médecin requis : téléexpertise valorisée 20€, dans la limite de 4 actes par an pour un même patient.
  • Médecin requérant : téléexpertise valorisée 10€, dans la limite de 4 actes par an pour un même patient.

Une téléexpertise réalisée pour un patient hospitalisé en MCO est facturée par l’établissement requis à l’établissement requérant. Au CHU de Tours, un formulaire de codage dans le DPP permet d’enregistrer cette activité en vue d’une facturation.

  • La lettre clé de codage à renseigner : TE2 (non hospitalisé ou hospitalisé en SSR/PSY).

Point d’attention : une téléexpertise réalisée pour un patient hospitalisé en MCO dans un autre établissement, est facturée par l’établissement du professionnel requis à l’établissement requérant (où est hospitalisé le patient).

Au CHRU de Tours, un formulaire de codage dans le DPP permet d’enregistrer cette activité pour un autre établissement MCO, en vue de sa facturation .

A savoir : à ce jour cette activité n’est pas valorisée pour les professionnels non médicaux.

 

  • Le CHRU utilise la plateforme régionale de télémédecine OMNIDOC mise à disposition par l’ARS CVL et le GIP E-santé
    L’activité d’avis au sein de votre service peut être réorganisée en activité de téléexpertise : il faudra alors convenir avec vos correspondants les modalités d’échanges et de rendu d’avis.

En intra-hospitalier l’abandon du DECT semble être difficile mais une formalisation pour l’activité de téléexpertise pour l’extra-CHU et une traçabilité des avis à la ville est opportune.

Chaque service choisit son organisation. Le médecin référent qui habituellement assure une réponse téléphonique pourra dorénavant organiser un temps de réponse aux demandes, sur Omnidoc, et ainsi limiter les interruptions de tâches.

L’activité de téléexpertise impacte l’organisation du secrétariat : la secrétaire devra créer un dossier patient dans le DPP si celui-ci n’est pas connu du CHU ; si le patient est connu du CHU, la secrétaire copiera l’IPP. Dans les deux cas, elle devra coller l’IPP dans Omnidoc. Puis elle aura des actions à mener selon l’avis rendu.

Il arrive qu’après un premier avis, le médecin réalise des examens complémentaires et demande un deuxième avis. Il est important d’avoir un même dossier pour le patient concerné et retracer l’historique de l’avis. Le mieux étant de laisser l’avis en attente jusqu’à l’obtention de tous les résultats.