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CHRU de Tours, nous recrutons des médecins anesthésistes-réanimateurs

Du bloc aux soins critiques : la diversité d’exercice des MAR au CHRU de Tours

Au CHU de Tours, le métier de MAR s’exerce sur trois sites et au sein de quatre filières. Cette organisation récente cherche à préserver la double valence de la spécialité, des pratiques très spécialisées et la possibilité de circuler entre le bloc, les soins critiques, médecine périopératoire, l’enseignement ou la recherche.

Dans « médecin anesthésiste-réanimateur », le mot important est peut-être le trait d’union. Le Département d’anesthésie, réanimation et médecine périopératoire, dirigé par le Pr Fabien Espitalier, rassemble ainsi un peu plus de 80 praticiens et près de 300 professionnels paramédicaux autour d’une même idée du métier : suivre le patient plutôt que les frontières d’un service. C’est aussi tout le sens de la médecine périopératoire : inscrire la prise en charge du patient opéré dans une continuité qui dépasse le seul temps du bloc. Cette idée se déploie à l’échelle de trois sites. Bretonneau accueille notamment l’urologie et la gynécologie-obstétrique, la maternité ; Trousseau concentre une grande partie de la chirurgie adulte et des soins critiques ; Clocheville est l’hôpital pédiatrique. Trois lieux, donc, mais pas trois anesthésies qui s’ignorent. Les quatre filières donnent à l’ensemble sa continuité médicale.

Quatre filières pour dépasser la logique des sites

Chaque filière associe un versant anesthésie et un versant soins critiques. Elle réunit des activités cohérentes sur le plan médical, même lorsqu’elles se trouvent sur des sites différents.

La filière Digestive/Urologique en donne une image très concrète. La chirurgie digestive et la réanimation chirurgicale se trouvent principalement à Trousseau, tandis que l’urologie demeure à Bretonneau. Leur réunion dans une même filière organise les échanges, les projets et les mouvements entre les deux sites. Elle permet aussi de partager des expertises.

LES FILIÈRES EN UN COUP D’OEIL

  • Filière Digestive/Urologique
    Troisième centre français de transplantation hépatique, avec plus de 100 greffes par an ; 150 transplantations rénales par an ; centre expert en chirurgie abdominale majeure et hépatectomies complexes ; 14 lits de réanimation chirurgicale et 16 lits de soins intensifs.
  • Filière Tête et cou, traumatologie, brûlés et PMO
    Trauma center de niveau 1 ; prise en charge des polytraumatisés, des traumatisés crâniens graves et des grands brûlés ; neurochirurgie et neuroradiologie interventionnelle ; plus de 50 prélèvements multi-organes par an.
  • Filière Ortho-thoracique-vasculaire-cardiaque
    Une douzaine de transplantations cardiaques par an ; chirurgie thoracique robotique ; centre expert en endovasculaire, cancérologie orthopédique et hémostase périopératoire ; 12 lits de réanimation cardiaque et 4 lits de surveillance continue.
  • Filière Mère-enfant
    Maternité de niveau III ; hôpital pédiatrique dédié ; chirurgie cardiaque et neurochirurgie pédiatriques ; centre expert en chirurgie maxillo-faciale pédiatrique.

« La double valence est un véritable avantage pour ma pratique professionnelle »

Un MAR peut choisir une activité principalement tournée vers l’anesthésie, vers les soins critiques, ou partager son temps entre les deux. La répartition se définit avec le praticien, en fonction de son expérience, de ses compétences et de son projet. L’organisation en filières permet précisément d’approfondir ces compétences tout en faisant évoluer une carrière d’un lieu ou d’une pratique à l’autre.

DR HUGUES RAVAUX, PRATICIEN DANS LA FILIÈRE TÊTE ET COU

« J’exerce à 80% en réanimation traumatologique et brûlés ainsi qu’à 20% en anesthésie orthopédique thoracique vasculaire au CHRU de Trousseau, ce qui est un véritable avantage pour ma pratique professionnelle. Cela me donne l’occasion d’avoir une approche plus globale de la prise en charge de nos patients en ayant une connaissance plus précise des prises en charge anesthésiques et chirurgicales ainsi que des équipes médicales. C’est notamment le cas pour les patients polytraumatisés où participer à la prise en charge au bloc opératoire permet de mieux anticiper l’évolution du patient. De plus, améliorer mes compétences en anesthésiologie améliore la qualité de mes soins de réanimation avec par exemple l’analgésie par anesthésie loco-régionale des polytraumatisés. »

DR JULIEN CALLES, PRATICIEN DANS LA FILIÈRE DIG/URO

« J’exerce en réanimation chirurgicale au CHU de Tours ainsi qu’en anesthésie au bloc opératoire depuis plusieurs années. Cette activité partagée me permet d’enrichir mon expérience professionnelle et de développer pleinement ma double formation d’anesthésiste et de réanimateur. Dans des situations médico-chirurgicales complexes, telles que la transplantation hépatique, elle me permet de suivre les patients tout au long de leur parcours périopératoire et d’avoir une vision globale de leur prise en charge. Par ailleurs, exercer à la fois au bloc opératoire et en réanimation permet de mieux comprendre les objectifs et les contraintes des différents acteurs, favorisant ainsi la communication et les relations de confiance au sein de nos équipes. »

Une organisation modernisée

Le département fonctionne en temps médical continu. L’activité est décomptée en heures ; au-delà des obligations de service, le temps additionnel est rémunéré ou récupéré. À ce cadre de travail s’ajoute une gouvernance plus collégiale, fondée sur des décisions partagées. Les chefs des quatre filières, les responsables transversaux de l’anesthésie et des soins critiques et la direction du département se réunissent chaque semaine. À l’échelle de chaque filière, responsables d’unités, anesthésistes et réanimateurs travaillent les projets et les situations complexes. Cette organisation ne dilue pas les responsabilités ; elle les fait circuler au bon niveau. Un département de cette taille permet de réunir de nombreuses surspécialités tout en gardant des interlocuteurs identifiables. On peut savoir à qui parler, proposer un projet, entrer dans un travail collectif, trois choses simples, et décisives lorsqu’on rejoint une équipe.

Transmettre, chercher, progresser

La dimension universitaire fait pleinement partie de l’activité du département. Les praticiens qui le souhaitent peuvent participer à l’enseignement et à l’encadrement des internes, accompagner des travaux de thèse ou intervenir auprès des élèves IADE. La simulation complète cette activité de formation. Côté recherche, plusieurs équipes et praticiens du département sont engagés dans des travaux cliniques et universitaires, avec la possibilité, pour ceux qui souhaitent développer ce volet de leur parcours, de s’inscrire dans cette dynamique.