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Le 16/01/2026

Horizon 2030

Après avoir présenté le projet médico-soignant avec le Professeur Vincent Camus, mis en lumière une organisation des soins repensée avec Cidàlia Moussier et Katel Carré-Renault, puis abordé l’organisation logistique avec Sandrine Perrin, nous poursuivons cette séquence consacrée au Nouvel Hôpital Psychiatrique – désormais baptisé Constance Pascal – avec Ivy Mouchel, Directeur du patrimoine, du biomédical et des services techniques, et Directeur référent du pôle Psychiatrie-Addictologie.

Regrouper l’ensemble des services d’hospitalisation de psychiatrie du CHRU de Tours sur un site unique constitue l’ambition première du Nouvel Hôpital Psychiatrique (NHP). Inauguré et maintenant dénommé « Bâtiment Constance Pascal », il y a quelques semaines, le bâtiment a révélé bien plus : une ambition environnementale inédite en France pour un établissement sanitaire, pensée au service de la qualité de vie, des soins et des pratiques professionnelles.
Composé de dix unités de soins totalisant 170 lits, ce nouveau bâtiment représente un coût investissement global de 46 M€ (toutes dépenses confondues et toutes taxes comprises). Il marque aussi la première réalisation concrète du projet Horizon 2030 porté par le CHRU.

Ivy Mouchel

#3

>> Entretien avec 

Ivy Mouchel,
Directeur du patrimoine, du biomédical et des services techniques,
et Directeur référent du pôle Psychiatrie-Addictologie.

« On peut collectivement être fier du niveau de qualité du bâtiment Constance Pascal. » 

lignes Horizon 2030

Le bâtiment Constance Pascal (BCP), pensé par et avec usagers et professionnels est le premier hôpital en France à atteindre un tel niveau d’exigence environnementale. Comment avez-vous atteint ce résultat ?

Ivy Mouchel : Oui on peut collectivement être fier du niveau de qualité du bâtiment Constance Pascal. Notamment en termes d’exigence environnementale puisqu’il est certifié Bâtiment Bas Carbone (BBCA) niveau Excellent par l’organisme de certification Certivea. Le label BBCA évalue l’impact carbone du bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie. Le BCP est le premier établissement de cette taille à atteindre un tel niveau de certification en France.

Au CHRU, pour toutes nos programmations immobilières de construction neuve ou de réhabilitation, nous recherchons la performance des bâtiments. L’objectif principal n’est pas toujours d’obtenir une certification en tant que telle, car elle est souvent coûteuse et contraignante. En règle générale, nous fixons une ambition environnementale élevée dans nos cahiers des charges, définie par une série de critères qui sont ceux du label HQE * (Haute qualité environnementale).

Pour le projet de nouvel hôpital psychiatrique (NHP) précisément, un choix contractuel innovant a été fait : celui d’un marché de conception-réalisation en dialogue compétitif. Ce mode diffère d’une procédure classique, où la conception (maîtrise d’œuvre) et la construction (travaux) sont deux étapes séparées. Ici, un groupement unique est chargé à la fois de concevoir et de réaliser le bâtiment. Le dialogue compétitif a permis, pendant plusieurs mois, d’échanger avec nos équipes d’une part mais aussi avec les candidats afin d’améliorer progressivement leurs propositions, tant sur le plan fonctionnel, qu’environnemental et économique.

Ce choix de procédure a apporté deux bénéfices majeurs :

  1. Une meilleure qualité du projet, grâce au dialogue continu et à la possibilité d’ajustements en phase de conception.
  2. Un gain de temps significatif, en supprimant une procédure d’appel d’offres et en contractualisant dès le départ un calendrier ferme de conception et de réalisation.

C’est dans ce cadre que l’opérateur retenu, Bouygues, a proposé non seulement un projet plus performant mais aussi une certification environnementale complète du bâtiment. Le bâtiment est ainsi devenu un exemple de performance environnementale, tout en respectant les contraintes budgétaires et de délais.

« Le BCP ouvre la voie à un nouveau modèle de construction publique, plus durable, plus rapide à mettre en œuvre et économiquement viable à moyen terme. »

*LES CRITERES DU LABEL HQE

Ecoconstruction
>Relations harmonieuses du bâtiment avec son environnement immédiat 
>Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction    
>Chantier à faibles nuisances       
Eco-gestion
>Gestion de l’énergie         
>Gestion de l’eau          
>Gestion des déchets d’activités        
>Gestion de l’entretien et de la maintenance     
Confort
>Confort hygrothermique         
>Confort acoustique          
>Confort visuel         
>Confort olfactif          
Santé
>Qualité sanitaire des espaces        
>Qualité sanitaire de l’air         
>Qualité sanitaire de l’eau  

L’utilisation du béton-bois est l’un des marqueurs forts de cette construction, pouvez-vous nous en dire plus ?

Ivy Mouchel : L’élément structurant du bâtiment psychiatrique Constance Pascal repose en effet sur l’utilisation du béton de bois comme matériau principal pour l’ensemble des murs périphériques. Ce matériau permet de réduire fortement l’empreinte carbone du bâtiment, notamment grâce à l’utilisation du bois (qui stocke du carbone), en substitution partielle au béton traditionnel, très émetteur de CO2 et générateur de prélèvements de ressources naturelles dans des carrières.

Ce parti pris structurel constitue le cœur de la performance environnementale du projet, bien au-delà d’autres leviers classiques liés à l’énergie ou aux équipements techniques. Il s’inscrit dans une ambition écologique forte et dans une stratégie industrielle portée par Bouygues anticipant les évolutions réglementaires à venir (RE2020, réemploi des matériaux, économie circulaire), qui imposeront progressivement des modes de construction plus sobres en carbone.

Le béton de bois se présente sous forme de murs préfabriqués en usine. Produits sur un site industriel situé près de Chartres, ces éléments arrivent prêts à poser sur le chantier et s’assemblent rapidement comme des modules. Cette méthode permet un gain de temps important sur le chantier, par rapport à une construction traditionnelle en parpaings ou en murs banchés. 

Pour ce projet, Bouygues s’est appuyé sur l’expertise de l’industriel Spurgin-Leonhart, avec la mise en place d’une unité de fabrication dédiée qui a été inaugurée au lancement de ce projet. 

Si le béton de bois existe depuis longtemps (notamment dans les murs antibruit), il n’était jusqu’ici pas adapté à la construction de bâtiments porteurs. L’innovation majeure repose sur un procédé développé par l’entreprise française CCB Greentech. Celle-ci a mis au point une poudre minérale qui vitrifie les copeaux de bois, les rendant stables, insensibles à l’humidité et comparables à un matériau minéral. Ce procédé fait aujourd’hui l’objet d’un brevet.

Par ailleurs, le bois utilisé provient de ressources forestières locales, issues de coupes intermédiaires : des arbres trop petits pour la menuiserie mais particulièrement denses, donc adaptés à un usage structurel. Cette démarche s’inscrit pleinement dans une logique d’économie circulaire et de valorisation des ressources.

En résumé, le BCP conjugue innovation technique, réduction de l’empreinte carbone, industrialisation maîtrisée et reproductibilité. Il ouvre la voie à un nouveau modèle de construction publique, plus durable, plus rapide à mettre en œuvre et économiquement viable à moyen terme.

Est-ce à dire qu’il n’y a pas de béton « classique » dans le BCP ?

Ivy Mouchel : Si bien sûr. Certains éléments structurels nécessitent encore l’utilisation de béton traditionnel, notamment pour les murs de contreventement, indispensables pour assurer la résistance latérale du bâtiment face au vent ou aux sollicitations sismiques. La réglementation en vigueur impose, dans ces cas précis, le recours à un béton « classique ». 

Bâtiment Constance Pascal
lignes Horizon 2030

Là encore, une approche bas carbone a été privilégiée : les granulats utilisés sont issus de béton recyclé et le ciment employé est un ciment bas carbone, moins énergivore à la fabrication. Il s’agit donc d’un béton traditionnel mais conçu de manière plus vertueuse, respectant les objectifs de la certification BBCA.

D’autres éléments, comme l’isolation ont été traités avec la même rigueur. Pour les murs en béton de bois, l’isolation intérieure est assurée par des matériaux naturels à base de chanvre/ lin/coton produits en Vendée.

A chaque étape, pour chaque matériau, l’empreinte environnementale a été évaluée de manière globale : valeur intrinsèque du matériau, processus de fabrication, transport et logistique associée. La certification BBCA obtenue par le bâtiment vient ainsi sanctionner une performance d’ensemble. 

Ce niveau d’exigence a été rendu possible en grande partie grâce à la procédure de conception-réalisation retenue pour le marché de travaux. Ce type de contrat impose une obligation de résultat, et non seulement de moyens : toute modification défavorable à la performance l’aspect environnementale du projet peut être refusée. Un cahier des écarts permet en outre un suivi très précis, assorti, le cas échéant, de sanctions financières en cas de non-respect des objectifs.

Bâtiment Constance Pascal

Les caractéristiques environnementales garantissent-elles une qualité d’usage améliorée pour les patients, les personnels et les visiteurs ?

Ivy Mouchel : Le bâtiment Constance Pascal est le premier établissement sanitaire à atteindre le plus haut niveau de labellisation BBCA. Cette ambition repose sur des choix techniques qui, au-delà de « l’enjeu carbone » visent avant tout à améliorer les conditions d’usage. Le BCP va offrir aux patients et aux professionnels une meilleure qualité acoustique (temps de réverbération du son maîtrisé), essentielle en psychiatrie et une perception intérieure plus qualitative, qui modifie positivement le rapport des usagers à leur environnement. 

Cette performance se traduit par une faible consommation de chauffage et une excellente performance énergétique globale. Les réglementations thermiques récentes ont parfois créé des bâtiments « effet thermos », inconfortables en été. 
Ici, ce problème est anticipé : les vitrages bien que de grandes dimensions, sont très performants. Ils assurent une protection acoustique renforcée (présence de l’hélistation à proximité) et limitent les apports solaires,  principale source de surchauffe estivale. Bien que le bâtiment soit presque passif, un système de rafraîchissement actif léger a été installé. Il ne s’agit pas d’une climatisation intensive, mais d’un dispositif permettant de limiter l’écart de température de 7°C maximum entre extérieur et intérieur, un point essentiel pour le confort en psychiatrie.

Nos choix techniques n’ont jamais visé un label pour lui-même. Notre objectif principal est le confort des usagers. Une performance environnementale qui nuirait au confort (notamment en été), n’aurait plus de sens. C’est cet équilibre entre performance passive et systèmes actifs maîtrisés qui a guidé la conception du projet.

« Cette ambition repose
sur des choix techniques qui, au-delà
de l’enjeu carbone visent avant tout
à améliorer les conditions d’usage.»

On vient de voir que le HPCP sera en capacité de faire face aux périodes de canicule, mais La production de chaleur constitue également un aspect structurant du bâtiment, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Ivy Mouchel : Le Bâtiment Constance Pascal a été conçu pour être raccordé à un réseau de chaleur public, développé et piloté par Tours Métropole Val de Loire. Ce projet est en préparation depuis près de 8 ans et vise à alimenter l’ensemble du site hospitalier de Trousseau (le NHP et à terme, le NHT), ainsi que des logements sociaux, publics et privés, et plusieurs copropriétés sur un réseau d’environ 27 km. 
Ce réseau de chaleur reposera sur une chaufferie biomasse, principalement alimentée par du bois. Le taux d’énergie renouvelable et de récupération atteindra 90%, ce qui permettra au bâtiment de bénéficier à la fois du chauffage et du rafraîchissement via ce réseau. 

lignes Horizon 2030

Même si la biomasse constitue la source principale, un dispositif de secours au gaz est prévu pour l’ensemble du réseau afin de garantir la continuité de service en cas de panne de l’installation biomasse.

La construction de l’usine de production de chaleur est en cours avec une première mise en service du réseau est attendue pour fin 2026 / début 2027. Le bâtiment fera partie des premiers bâtiments raccordés par le réseau de chaleur métropolitain. 
Dans l’intervalle et lors de l’emménagement des équipes et des patients, le bâtiment sera raccordé aux installations existantes du site de Trousseau. D’ici un an environ, l’alimentation énergétique du BCP sera assurée intégralement par le réseau de chaleur biomasse métropolitain.

Les travaux se sont déroulés dans les temps, le premier patient arrivera le 27 janvier. Que peut-on dire de cette phase qui s’ouvre jusqu’à la fin des déménagements, prévue le 12 février ?

Ivy Mouchel : Depuis l’avis favorable de la commission de sécurité, obtenu le 16 décembre, le chantier est entré dans sa phase finale. Pour autant, la période de préparation des déménagements reste une phase particulièrement délicate. Des rendez-vous réguliers en visioconférence sont d’ores et déjà organisés avec les différents interlocuteurs du projet pour accompagner les équipes de psychiatrie et leur permettre de s’approprier le bâtiment en amont de leur arrivée. Parallèlement et depuis le mois de novembre, les responsables de site, en lien avec la Direction de la stratégie, travaillent à l’organisation très concrète des déménagements : recensement du mobilier et des cartons à transférer, planification des flux et premières livraisons de matériels neufs. 

C’est donc aussi pour moi l’occasion pour moi saluer le travail remarquable des équipes de la DPBST. Depuis plus de deux ans, ils sont pleinement mobilisés sur ce projet. 

Je pense en particulier à Julien Bouloizeau, directeur des opérations, à son adjoint Franck Delaunay ainsi qu’à tous les ingénieurs et techniciens du CHRU, tous experts dans leurs domaines, qui ont travaillé en étroite collaboration avec les équipes du cabinet Sextant dès les premières esquisses du projet. C’est une grande fierté personnelle, et je crois collective, d’avoir mené un projet d’une telle ampleur, aussi exigeant sur le plan environnemental que sur celui du confort d’usage.

Bâtiment Constance Pascal
lignes Horizon 2030
Capucine Nègre

Zoom sur : la conception architecturale du bâtiment Constance Pascal

La mission de maîtrise d’œuvre du NHP a été confiée au cabinet d’architectes SEXTANT. Capucine Nègre est l’architecte en charge de la conception du bâtiment. Elle revient sur les aspects saillants de ce projet.

>> Entretien avec Capucine Nègre, architecte

« Nous avons opté pour une architecture sobre, élégante et discrète, centrée sur les personnes et sur leurs usages »

Pour le CHRU, le NHP revêt une importance particulière puisqu’il est la première réalisation du projet Horizon 2030. Pour la psychiatrie, il incarne une transformation profonde de la prise en charge. Par ailleurs, ce bâtiment porte des ambitions environnementales élevées. Comment avez-vous abordé ces nombreux enjeux ?

Capucine Nègre : L’agence dispose d’une solide expérience en matière d’architecture hospitalière. A titre personnel, il s’agissait en revanche de mon premier projet hospitalier, et plus particulièrement de mon premier hôpital psychiatrique. Au départ, le projet pouvait sembler intimidant au regard des très nombreuses contraintes à intégrer. Il s’est toutefois révélé extrêmement enrichissant notamment par la complexité du programme, le niveau d’exigence environnementale élevée et l’ampleur du projet, tant en surface qu’en budget.

Le suivi du chantier et les échanges étroits avec les équipes et la maîtrise d’ouvrage ont été très formateurs et ont profondément nourri la qualité finale du projet. Le mode de conception-réalisation peut sembler plus contraignant pour l’architecte mais il assure une répartition des rôles très claire et favorise une approche véritablement partenariale.

Nous avons opté pour une architecture sobre, élégante et discrète, centrée avant tout sur les personnes qui occupent le bâtiment et sur leurs usages. L’objectif était de s’éloigner des standards hospitaliers et de proposer un environnement plus domestique, presque résidentiel. Une attention particulière a été portée à l’image de l’hôpital psychiatrique : il ne s’agissait pas de le masquer, mais au contraire de lui conférer une présence digne et apaisée, pour s’intégrer harmonieusement au le site.

Ce choix répond aussi à un enjeu symbolique fort : reconnaître la psychiatrie et les personnes concernées, leur donner une visibilité et une véritable qualité architecturale. D’ailleurs, et ce n’est pas un détail, l’entrée du bâtiment Constance Pascal a été volontairement orientée face à l’entrée du site de Trousseau.

Pouvez-vous nous donner des exemples architecturaux concrets qui témoignent de cette volonté de concevoir un bâtiment qui fasse le moins « hôpital » possible ?

Capucine Nègre : Nous avons avant tout réfléchi à la manière dont les patients et les professionnels allaient s’approprier les lieux. En psychiatrie, les espaces hors des chambres, comme les couloirs, jouent un rôle essentiel. Il était important de rendre possible, voire d’encourager les déambulations. Nous avons donc opté pour des couloirs larges, qui favorisent les déplacements et permettent aux soignants d’avoir une bonne visibilité sur les espaces. 

La lumière constitue également un point central du projet. Nous avons essayé de faire entrer la lumière le plus largement possible, notamment avec des ouvertures régulières qui viennent rompre la monotonie des longs couloirs. Au rez-de-chaussée, de grandes baies vitrées donnent sur des patios pour que les patients puissent conserver des repères temporels (heure de la journée, saison, météo).

Un travail a été mené également sur les couleurs, celle des matériaux et celles des peintures. Chaque unité dispose de sa tonalité propre pour que les résidents et le personnel puissent s’orienter facilement, tout en tenant compte de l’orientation du bâtiment et de la lumière naturelle.
Bien sûr, les spécificités d’un établissement psychiatrique ont dû être pleinement intégrées, en particulier dans les chambres d’isolement. Ces lieux de privation de liberté, exigent un haut niveau de sécurité : murs en béton très solides, absence d’éléments fixés au mur angles arrondis, sanitaires en inox… 

Même les portes et les fenêtres ont été repensées pour la sécurité et le confort : la porte est en métal, bien isolée pour limiter le bruit, la terrasse est protégée par un filet solide mais souple, qui assure la sécurité sans sonner l’impression d’un univers carcéral tout en permettant une ouverture sur l’extérieur et sur le ciel. L’objectif était de concilier sécurité, confort et qualité de vie pour les  patients, tout en facilitant le travail des équipes soignantes.

lignes Horizon 2030

Cet hôpital répond aux standards actuels. Avez-vous intégré les évolutions d’usage, de pratiques ou d’extension qui pourraient s’avérer nécessaires d’ici quelques années ?

Capucine Nègre : Le bâtiment Constance Pascal s’inscrit dans une vision de long terme de la psychiatrie, avec l’ambition de rester pertinent et fonctionnel sur plusieurs décennies. Concevoir un bâtiment durable dans le temps demeure toutefois complexe, car les pratiques évoluent rapidement.

Nous avons fait le choix de valoriser une architecture volontairement neutre et sobre, afin que les équipes successives puissent s’approprier les espaces. Les aménagements intérieurs sont conçus de manière modulable et évolutive, sans éléments décoratifs figés, pour permettre l’adaptation future des usages, des ambiances et des organisations au fil du temps.

Cette flexibilité repose notamment sur le choix de cloisons légères plutôt que de murs porteurs, facilitant d’éventuelles reconfigurations pour modifier par exemple la répartition des chambres, sans recourir à des travaux lourds. Le bâtiment Constance Pascal a ainsi a été conçu pour être évolutif, capable de s’adapter durablement aux usages et aux besoins futurs de la psychiatrie.

Bâtiment Constance Pascal
Bâtiment Constance Pascal

CAP sur le NHP – #4

A suivre, prochainement, la présentation des unités spécialisées : unité de soins complexes en addictologie, unité de psychiatrie de la personne âgée, unité d’accueil et d’évaluation d’adultes souffrant de troubles du neurodéveloppement.