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Du 14/09/2026 au 18/09/2026

Prévention

Du 14 au 18 septembre 2026, les professionnels, les associations et les représentants des usagers vont contribuer à une dynamique collective et promouvoir une culture qualité et sécurité des soins autour du thème « La sécurité des soins pour les personnes atteintes de pathologies chroniques »

>> Retrouvez les dates et horaires dans le programme complet ci-dessous

La sécurité des patients : un mot d’ordre, des « soins sûrs à vie »

Les maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, maladies respiratoires, troubles psychiques) nécessitent des prises en charge longues et complexes, impliquant de nombreux professionnels. Les patients sont particulièrement exposés aux risques liés :

  • à la durée des traitements,
  • à la multiplicité des intervenants,
  • à la polymédication,
  • aux transitions entre les lieux de soins. 

Ce thème souligne l’importance d’un accompagnement sûr et coordonné tout au long du parcours.

Présentation du métier d’IPA

Un infirmier ou une infirmière qui exerce en pratique avancée (IPA) a acquis des « connaissances théoriques, le savoir-faire nécessaire aux prises de décisions complexes, de même que les compétences cliniques indispensables à la pratique avancée sa profession »*. 

Titulaire d’un diplôme d’état de grade master exerçant avec un niveau d’autonomie et de compétences élargi par rapport à l’infirmier diplômé d’état. Cet exercice réglementé par des lois et décrets, se construit à partir d’une réflexion médico-soignante dans l’intérêt du patient.

Les domaines de spécialisation actuellement reconnus sont : 

  • Pathologies chroniques stabilisées, prévention et polypathologies courantes en soins primaires
  • Oncologie et hémato-oncologie
  • Maladie rénale chronique, dialyse, transplantation rénale
  • Psychiatrie et santé mentale
  • Urgences

Les missions s’articulent autour de 5 axes principaux :

  • Evaluation clinique et paraclinique, conclusion et suivi, avec réalisation d’actes techniques en autonomie ; prescription et adaptation thérapeutique
  • Orientation, prévention, éducation thérapeutique et dépistage
  • Coordination des soins et lien entre les différents professionnels de santé
  • Formation, analyse et évaluation des pratiques professionnelles (APP, EPP)
  • Recherche

*Définition du Conseil International des Infirmiers (CII)

Tout au long de la semaine, les IPA vous présenteront leurs activités au CHRU de Tours à travers des articles  

Un programme pour les professionnels et pour les patients

Des stands d’information animés par les associations, les représentants des usagers, l’Equipe de Prévention du Risque Infectieux (EPRI), permettront de dispenser des informations, des conseils et des outils pratiques. 

Les représentants des usagers vous feront découvrir leur rôle au sein de l’établissement et répondront à vos questions vis-à-vis du droit des usagers
L’EPRI vous proposera des actions de sensibilisation autour de thématiques essentielles de prévention des Infections Associées aux Soins :

  • L’hygiène des mains ;
  • Les recommandations avant une séance de dialyse ;
  • Les Bactéries Multi et Hautement Résistantes aux antibiotiques BMR-BHR ;
  • Le patient et son dispositif intravasculaire ;
  • La gestion des excreta ;
  • Les consignes aux visiteurs/aidants pour éviter les infections.

Les associations :  APCLP (Association de patients porteurs d’un cancer localisé de la prostate), Epilepsie37, La ligue contre le cancer, La riche de cœur, France Parkinson, Fibromyalgie agir ensemble, Association Grégory Lemarchal (mucoviscidose), TransHépat, Spondyl’asso vous accueilleront et vous présenteront leurs missions. 

A partir du 14 septembre, les équipes de la pharmacie vous proposeront de participer à un quiz sur le médicament. Quels services obtiendront les meilleurs résultats ? 

Portraits

Un maillon clé pour sécuriser les soins et fluidifier les parcours

IPA en Psychiatrie et Santé Mentale

Arnaud Chesse, Camille Quesson, Ingrid De Paepe, Faustine Drouin.

Expertise clinique : Sécurisation des soins au quotidien

L’IPA en psychiatrie intervient en relais, en complément du suivi médical, avec des missions précises :

  • Participer à l’amélioration de la prise en charge holistique de la personne : Evaluations cliniques régulières avec adaptation du projet de soin et des thérapeutiques en collaboration avec l’équipe médicale et paramédicale.
  • Prévenir la naissance de comorbidités somatiques : Evaluation de la présence et du suivi des effets indésirables des traitements et des comorbidités somatiques (interventions préventives, adressage vers les spécialistes…)
  • Participer à limiter les ruptures dans les parcours de soins et éviter, lorsque cela est possible, les hospitalisations : Evaluation du degré d’urgence lors d’épisodes de décompensation et mise en place de recours, en collaboration avec le psychiatre réfèrent (augmentation des fréquences de consultations par la mise en place de créneaux d’urgence, réadaptation des traitements, retour accéléré vers le psychiatre, hospitalisation programmée ou en urgence).

Coordination : Sécurisation des parcours

La psychiatrie, plus que toute autre discipline, exige une coordination renforcée entre les différents acteurs. L’IPA coordonne la mise en place du projet de soin et participe à sécuriser et limiter les ruptures dans les parcours de soins et de vie :

  • Il programme et coordonne la mise en place des soins psychiatriques, fait du lien avec les équipes de proximité (psychiatres, infirmiers CMP et HDJ), et les équipes spécifiques (CRP, Se rétablir…). 
  • Il participe au développement du projet médico-social et du projet de vie de la personne, en collaboration avec les différents partenaires (AS, SAVS, SAMSAH, maison relais, équipe éducative, ESAT…) 
  • Il coordonne les relais de prise en charge (changement de secteur ou d’un passage à l’âge adulte pour le service de psychiatrie de l’enfant) : Pour les jeunes suivis en pédopsychiatrie, le passage vers la psychiatrie adulte représente une étape majeure, parfois difficile à franchir. L’enjeu est de préparer progressivement la transition avec le jeune, sa famille lorsque cela est pertinent, et les professionnels concernés pour éviter les ruptures de soins. Ainsi, il faut : identifier précocement les patients pour lesquels la transition risque d’être complexe, repérer les ressources disponibles en psychiatrie adulte, favoriser la transmission d’informations et permettre au jeune de devenir progressivement acteur de son parcours.
  • Il veille et coordonne le maintien ou la mise en place des soins somatiques, en collaboration avec le médecin traitant, et s’assure que l’usager puisse rencontrer le bon professionnel au bon moment. L’IPA aide à développer le lien “ville-hôpital » autour du patient et soutient la mise en place d’un réseau de soins adaptés aux besoins spécifiques de chaque patient. Il participe à réduire la « perte de chance » que représente le trouble psychique dans le suivi des pathologies somatiques.

Education thérapeutique : Sécurisation des usagers

La plupart des patients suivis en psychiatrie, bénéficient de psychoéducation ou d’éducation thérapeutique (ETP). Par ces programmes ils acquièrent de nouvelles compétences et stratégies dans la gestion du trouble et des traitements et améliorent leur pouvoir d’agir, leur autonomie. L’IPA participe à développer l’offre de soins en éducation thérapeutique :

  • Programme d’éducation thérapeutique « TEMPO » mis en place par Faustine DROUIN (éducation au syndrome métabolique lié aux traitements psychotropes)
  • Programme de psychoéducation « PEPITS », mis en place par Arnaud CHESSE, (psychoéducation précoce sur les troubles du spectre de la schizophrénie)
  • D’autres programmes d’éducation thérapeutique sont en cours de construction (ETP TDAH période de transition 15-25ans par Camille QUESSON et Ingrid DE PAEPE, et ETP Clozapine par Faustine DROUIN, Arnaud CHESSE et Ingrid DE PAEPE)

Recherche et formation : sécurisation des pratiques 

Les IPA participent et contribuent à développer la formation et la recherche dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale.
La formation, premier maillon essentiel pour développer et sécuriser les bonnes pratiques :

  • Intervention dans la mention « psychiatrie et santé mentale » du master IPA de l’université de médecine de Tours
  • Intervention en IFSI dans les modules de formation à la psychiatrie
  • Formation d’étudiants IPA accueillis en stage
  • Formations internes régulières sur la clinique ainsi que les évolutions récentes issues de la recherche permettant une montée en compétences des soignants

La recherche, permet d’améliorer les pratiques par des projets innovants :

  • PHRIP PEPITS (Evaluation d’un programme de psychoéducation sur la schizophrénie) par Arnaud CHESSE, investigateur – coordinateur
  • PHRIP LIBERATED (Evaluation de la libération du fardeau dans le DT1 avec l’IA) par Arnaud CHESSE, coordinateur scientifique
  • Construction projet PHRIP (programme de coordination soignante destiné aux jeunes patients présentant un TDAH pendant la période de transition entre pédopsychiatrie et psychiatrie adulte) par Camille QUESSON
  • Participation à d’autres projets comme PASSERELLE (application de suivi clinique ville-hôpital), RESILIENCE et DALIA (programme de télésurveillance des troubles de l’humeur)
  • Participation au COPIL recherche

En psychiatrie, où les besoins en sécurité, coordination et personnalisation des parcours sont cruciaux, l’IPA apporte donc une réponse globale et concrète. C’est une transformation progressive de l’offre de soin et des pratiques pour le bénéfice de tous.

Je suis Marie Lemaile, infirmière en pratique avancée (IPA), diplômée depuis 2021 de la mention « Pathologies chroniques stabilisées, prévention et polypathologies courantes en soins primaires », à l’issue d’une formation dispensée par les facultés de Tours et d’Angers. 

Depuis octobre 2024, j’exerce au sein des consultations mémoire/CMRR du CHRU Bretonneau.

Dans cet article, je vous propose de découvrir les différentes missions que j’exerce dans ce service en tant qu’IPA au sein du pôle psychiatrie-addictologie.

La place de l’infirmier en pratique avancée dans les consultations mémoire

La prise en charge des troubles cognitifs et des maladies neurocognitives nécessite un suivi régulier, pluridisciplinaire et coordonné. Dans ce parcours de soins, l’infirmier en pratique avancée (IPA) peut occuper une place centrale au sein des consultations mémoire, en complémentarité avec le médecin.

Son intervention permet notamment de renforcer la continuité des soins, d’améliorer l’accompagnement du patient et de ses proches et de favoriser une prise en charge globale, au-delà de la seule évaluation cognitive.

IPA en Psychiatrie

L’organisation d’un suivi alterné entre l’IPA et le médecin permet de proposer des consultations plus rapprochées, tout en maintenant la complémentarité des compétences.

L’IPA assure des consultations de suivi entre les consultations médicales, permettant ainsi de surveiller l’évolution de la situation clinique, cognitive, fonctionnelle et psychosociale du patient.

Cette organisation contribue à une meilleure réactivité face aux changements observés : aggravation des troubles cognitifs ou comportementaux, difficultés dans la vie quotidienne, problématiques sociales ou familiales, apparition d’effets indésirables ou difficultés d’observance thérapeutique. L’IPA peut alors identifier précocement les situations nécessitant une réévaluation médicale et orienter le patient vers le médecin lorsque cela est nécessaire.

Ce suivi rapproché favorise également une relation de confiance avec le patient et son entourage, qui disposent d’un interlocuteur identifié tout au long du parcours.

Une fonction de référente pour le patient, l’aidant et les professionnels

L’IPA peut également assurer une véritable fonction de référente de parcours. Elle constitue un interlocuteur privilégié pour le patient et son aidant, mais également pour les différents professionnels intervenant à domicile ou en institution.

Cette fonction permet de recueillir les difficultés rencontrées au quotidien, de répondre aux interrogations concernant la maladie et son évolution et de faciliter la circulation des informations entre les différents acteurs. L’IPA peut ainsi être amenée à échanger avec le médecin traitant, les infirmiers libéraux, les aides à domicile, les kinésithérapeutes, les orthophonistes, les pharmaciens ou encore les structures médico-sociales.
Cette position transversale contribue à éviter les ruptures dans le parcours de soins et à maintenir une cohérence dans les interventions proposées.

Des activités de coordination au cœur du parcours

La coordination représente une part importante des missions de l’IPA en consultation mémoire. Elle consiste notamment à mettre en lien les différents professionnels, à faciliter l’accès aux ressources disponibles et à organiser les relais nécessaires lorsque la situation du patient évolue.

L’IPA peut participer à l’orientation vers les dispositifs d’aide et d’accompagnement, aux échanges avec les professionnels libéraux et médico-sociaux et à la préparation de certaines étapes du parcours. Elle contribue ainsi à une prise en charge anticipée plutôt qu’à une réponse uniquement réactive lorsque survient une situation de crise.

Cette coordination est particulièrement importante dans les maladies neurocognitives, dont l’évolution peut progressivement modifier les besoins du patient et de son entourage.

Prévenir l’épuisement des aidants

L’accompagnement de l’aidant constitue une dimension essentielle de la prise en charge. L’évolution des troubles cognitifs peut progressivement entraîner une augmentation de la charge physique, psychologique, organisationnelle et émotionnelle supportée par les proches.

Dans ce contexte, l’IPA peut évaluer régulièrement la situation de l’aidant, repérer les signes de fatigue ou d’épuisement et favoriser la mise en place d’actions de prévention. Il peut s’agir de proposer des relais, d’informer sur les dispositifs existants, d’orienter vers les professionnels ou structures adaptés ou simplement de créer un espace permettant à l’aidant d’exprimer ses difficultés.

Cette démarche préventive vise à éviter que l’aidant ne soit sollicité jusqu’à ses limites et que l’épuisement familial n’entraîne une rupture du maintien à domicile ou une dégradation de la situation du patient.

Prévenir les passages aux urgences non motivés

Le suivi régulier assuré par l’IPA peut également contribuer à prévenir certains recours non nécessaires aux services d’urgence. Chez les personnes présentant des troubles cognitifs, une modification du comportement, une agitation, un refus de soins ou une difficulté liée au traitement peut rapidement susciter l’inquiétude de l’entourage.

Grâce à un suivi rapproché et à une connaissance fine du patient, l’IPA peut analyser la situation, identifier les facteurs déclenchants, rechercher les causes pouvant expliquer une modification de l’état habituel et mobiliser, lorsque cela est pertinent, les professionnels adaptés.

L’objectif n’est évidemment pas de retarder un recours aux urgences lorsqu’il est médicalement nécessaire, mais de favoriser une réponse adaptée au contexte et au niveau de gravité, en évitant autant que possible les passages aux urgences qui pourraient être pris en charge dans le cadre du parcours habituel.

Évaluer l’adaptation et la tolérance des traitements

La surveillance des traitements constitue également une mission importante dans le suivi des patients présentant des troubles neurocognitifs. L’IPA peut évaluer la bonne tolérance des thérapeutiques, rechercher l’apparition d’effets indésirables, apprécier l’observance et identifier les difficultés liées à la prise des médicaments.

L’évaluation ne se limite pas à la prescription elle-même : elle prend en compte les conditions réelles de prise du traitement, les capacités du patient à gérer son traitement, l’implication de l’aidant ainsi que les éventuelles difficultés rencontrées au domicile.
Cette surveillance permet de repérer précocement une situation nécessitant une réévaluation médicale et de transmettre au médecin les éléments cliniques recueillis. Elle participe ainsi à la sécurisation du traitement et à son adaptation au quotidien du patient.

Une pratique centrée sur le patient et son environnement

La valeur ajoutée de l’IPA en consultation mémoire réside donc dans une approche à la fois clinique, éducative, préventive et organisationnelle. En complément du suivi médical, l’IPA dispose du temps nécessaire pour approfondir certains aspects de la situation du patient et de son entourage, repérer les fragilités et favoriser une intervention précoce.

Le suivi alterné avec les médecins permet de rapprocher les consultations, tandis que la fonction de référente facilite la coordination entre le patient, l’aidant et les professionnels. La prévention de l’épuisement des aidants, la surveillance des traitements et la prévention de certains recours inadaptés aux urgences participent à un même objectif : maintenir la qualité et la sécurité du parcours de soins, favoriser le maintien à domicile lorsque cela est possible et accompagner le patient et ses proches dans l’évolution de la maladie.

Ainsi, l’intégration de l’IPA au sein des consultations mémoire constitue un véritable levier pour renforcer la continuité des soins et développer une prise en charge plus préventive, personnalisée et coordonnée.

L’évolution des Infirmiers en Pratique Avancée (IPA) en neurologie représente un enjeu pour les établissements de santé confrontés à l’augmentation des pathologies chroniques et des consultations spécialisées (+ 31% entre 2022 et 2023 Chiffres SIMEES CHRU Tours). Les pathologies neurologiques telles que l’épilepsie ou l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) n’échappent pas à ce constat (+ 34% d’AVC d’ici 2035 – ESO, 2018 et incidence à 67,77 pour 100 000 personnes – Fiest et al., 2017).

Dans ce contexte, le rapport national CAPA (2026), Compétence, Autonomie, et Pratique Avancée, confirme l’autonomie et la capacité à mener une évaluation clinique avancée des IPA, particulièrement adaptée aux pathologies neurologiques à forte variabilité comme l’épilepsie ou l’AVC. Les IPA contribuent ainsi à réduire les délais d’accès aux soins, sécuriser le suivi clinique des patients, à fluidifier les parcours de santé, optimiser leur coordination, et développer des programmes d’éducation thérapeutique.

En neurologie, l’IPA dédiée au parcours des patients avec épilepsie, accompagne le patient de la transition de son suivi de la pédiatrie vers son suivi chez les adultes en concertation avec les neuropédiatres et neurologues. Elle intervient dans le parcours des femmes avec épilepsie dès l’apparition d’un projet de grossesse. Le suivi proposé est alors renforcé, en concertation avec les spécialistes de la périnatalité, afin de prévenir les complications liées à l’épilepsie et de réaliser les ajustements posologiques des traitements, si nécessaire. Après l’annonce du diagnostic de l’épilepsie, l’IPA permet un accompagnement de la titration des médicaments et propose un programme d’ETP ciblé aux besoins exprimés par le patient et ses proches. Ces différentes missions sont menées en collaboration étroite avec les neurologues hospitaliers, libéraux, les médecins traitants et les différents spécialistes qui jalonnent les parcours de santé du patient.

Pour compléter cette activité, en neurologie vasculaire, l’IPA assure le suivi des patients victimes d’un AVC. Il intervient dans le parcours du patient en étroite collaboration avec l’ensemble des professionnels impliqués dans la prise en soins post-AVC (neurologues, kinésithérapeutes, orthophonistes, infirmiers, médecins traitants…). Il assure le suivi clinique afin de prévenir les récidives et optimiser la récupération fonctionnelle.

L’IPA évalue alors les différents facteurs de risque cardiovasculaire, il veille à l’observance des traitements en particulier de prévention secondaire (antithrombotiques, anti-hypertenseurs, hypolipémiants), assure le dépistage des complications post-AVC (séquelles visibles et invisibles) et oriente le patient vers les professionnelles ou ressources adaptées si nécessaire.

IPA de neurologie: épileptologie/ neurologie vasculaire

Nathan GERARD et Béatrice LEJAULT


Enfin, l’IPA développe des actions d’ETP afin d’accompagner le patient et ses proches dans la compréhension de la maladie, des séquelles invalidantes et dans la reconnaissance des signes d’alerte d’un nouvel AVC. Ces interventions permettent d’accroître ou maintenir l’autonomie du patient. 

Ces deux activités de pratique avancée infirmière répondent ainsi de manière complémentaire au besoin croissant de suivi des pathologies neurologiques à forte prévalence et grande variabilité. En effet, cette pratique pourrait être élargie à l’ensemble des pathologies neurologies chroniques avec des IPA spécialisés dans chacun des domaines (parkinson, sclérose en plaques, céphalées/migraines, accident ischémique transitoire…). La pratique avancée infirmière contribue ainsi à renforcer la coordination entre les différents acteurs de santé et à sécuriser les parcours de soins des patients des pathologies chroniques neurologiques.

IPA en néphrologie

Interlocutrices privilégiées des patients, des aidants et des professionnels de santé de ville, nous contribuons à renforcer la coordination, la réactivité et la qualité des prises en charge. 

Par leur expertise clinique, leur proximité auprès des patients et leur capacité à coordonner les différents acteurs du parcours, les IPA constituent aujourd’hui un levier majeur pour améliorer la qualité, la sécurité et l’efficience des soins en cancérologie. 

Maud FONTAINE

Infirmière en Pratique Avancée depuis 2022 dans le service de Transplantation Rénale : 

Je collabore, avec les équipes de Néphrologie et Dialyse du CHRU de TOURS et de la région Centre Val de Loire à l’organisation des greffes rénales à partir de donneurs vivants et assure les bonnes pratiques de soins tout au long du parcours du donneur.

Mes principales missions s’articulent autour de :

  • L’information à tout donneur potentiel des modalités de la procédure de don, des éventuels risques à court et long termes en lien avec le geste de donner un rein, du principe de neutralité financière.
  • L’évaluation biologique et clinique du donneur afin d’exclure toute contre-indication à donner un rein, dans le but de protéger le donneur, en respectant le principe éthique de « non malfaisance ».
  • L’organisation au CHRU des explorations et consultations auprès des différents praticiens (néphrologue, urologue, anesthésiste, service d’imagerie…)
  • L’adressage aux professionnels de santé de ville pour réaliser des explorations complémentaires (évaluation cardiologique, gynécologique…)
  • La présentation du dossier du donneur en réunion collégiale pluriprofessionnelle du CHRU, pour valider le projet de don
  • La constitution du dossier complet du donneur envoyé à l’Agence nationale de la Biomédecine qui convoquera le donneur devant un comité d’experts, dont le rôle et de veiller à la protection du donneur
  • L’organisation du rendez-vous auprès du Tribunal Judiciaire le plus proche du domicile du donneur, afin de faire enregistrer le consentement du donneur à donner un organe à son proche
  • L’organisation de la date de bloc opératoire en collaboration avec l’équipe d’urologie
  • Lien entre le donneur et son receveur pendant la période d’hospitalisation, en collaboration avec la psychologue du service de Transplantation Rénale
  • Le suivi clinique et biologique du donneur après le don (consultations au CHRU de Tours ou téléconsultations trimestrielles la 1ère année du don puis annuelles) afin de suivre l’évolution de la fonction rénale du donneur, de dépister tout facteur de risque de dégradation de cette fonction rénale et de communiquer sur les mesures de néphroprotection.
  • L’envoi à l’Agence de la Biomédecine des éléments de surveillance annuelle de chaque donneur tout au long de sa vie

A travers ces missions, je m’attache à assurer à chaque donneur un parcours sécuritaire dans le respect des recommandations de l’Agence de la Biomédecines et la garantie des bonnes pratiques de l’Institution hospitalière.

Aurélie DESMÉ

Infirmière en Pratique Avancée depuis juillet 2021 dans le service de Néphrologie-Transplantation rénale (IDE depuis décembre 2003) :

Titulaire d’un protocole de coopération en vaccination en 2019 et en néphrologie en 2022, mes missions en lien avec les différents parcours patients du service sont les suivantes :

Dans le Parcours néphrologie – MRC (maladie Rénale Chronique) :

  • Suivi en alternance des patients avec le néphrologue :
    – Recueil d’informations / analyse de bilans biologiques +/- autres examens / examen clinique / prévention (vaccinations / facteurs de risques associés) / coordination parcours (médecin traitant, IDEL, spécialistes, diététiciennes, psychologue …) / surveiller et alerter en cas de dégradation de l’état de santé / adapter les traitements si nécessaire +/- autres prescriptions (surveillances biologiques…) / prochains RDV
  • Entretien d’entrée dans le Parcours MRC :
    – Programmation entretien
    – Recueil d’informations
    – Point sur la situation et sur la compréhension du patient
    – Explications (termes employés / MRC / sujets abordés comme la dialyse péritonéale, l’hémodialyse, la transplantation rénale, le traitement conservateur)
    – Propositions de rencontre avec la diététicienne, les IDE du service (informations MRC), la psychologue => organisation à la suite
    – Dépistage des fragilités en collaboration avec le service de médecine gériatrique avec adressage si nécessaire
  • Temps d’information individuel MRC dans certains cas particuliers
  • Création de supports à destination des patients / réflexion sur l’évolution du Parcours avec l’équipe (organisation de réunions)
  • Gestion quotidienne des alertes de télésurveillance des patients de néphrologie (en collaboration avec mon autre collègue IPA)
  • Instauration télésurveillance / instauration Parcours MRC

Dans le Parcours pré-transplantation rénale :

  • Consultation dédiée à la mise à jour des vaccinations en pré-transplantation (le + souvent téléphonique) de tous les patients adressés en triple consultation de greffe.

Dans le Parcours post-transplantation rénale :

  • Consultation systématique des patients à M5 post greffe : point sur le suivi alterné (centre référent du patient), la télésurveillance, la participation ou non au programme d’ETP post greffe du service, la gestion des traitements, les vaccinations, les prescriptions, les prochains RDV, analyse bilans biologiques, examen clinique …
  • Consultations « ponctuelles » : suivi virus …
  • Organisation et suivi des switches de traitements immunosuppresseurs
  • Participation à la RCP post greffe hebdomadaire

Les plus-values pour les patients du suivi IPA sont :

  • Suivi plus rapproché
  • Interlocuteur supplémentaire et privilégié
  • Surveillance et alerte en cas de dégradation de santé
  • Adaptation ou introduction de traitements si nécessaire +/- autres prescriptions
  • ETP – entretien motivationnel
  • Coordination de parcours (médecin généraliste / IDEL / pharmacies / médecins spécialistes / diététicienne / psychologue …)

Prévention : facteurs de risques associés (tabac / alcool / surpoids / dyslipidémie / HTA / maladie cardio vasculaire / diabète …) – activité physique / nutrition / vaccination – vigilance aux traitements – surveillance biologique

Parmi les IPA du CHU de Tours intervenant dans le champ des pathologies chroniques, deux IPA exercent dans des secteurs d’activité différents mais partagent une implication commune dans la prise en soin des patients atteints de diabète.

Florence

Florence est diplômée depuis juin 2023 et exerce en tant qu’Infirmière en Pratique Avancée (IPA) en diabétologie adulte en collaboration avec 5 médecins endocrino-diabétologues, trois infirmières et une diététicienne au sein de l’unité de soins externes de médecine.

Elle assure le suivi de patients vivant avec un diabète de type 1 ou de type 2 selon différentes modalités : consultation annuelle en alternance avec le diabétologue référent du patient, suivi dans le cadre du parcours de la boucle fermée hybride, en cas de déséquilibre du diabète ou encore en suivi post-hospitalisation.

Dans le cadre de ce suivi post-hospitalisation, elle reçoit les patients à distance de leur sortie d’hospitalisation, afin d’évaluer l’efficacité et la tolérance du traitement instauré, mais également de vérifier la réalisation des examens complémentaires prescrits (échographie cardiaque, consultation ophtalmologique, etc.). Ces consultations constituent également un temps privilégié pour réévaluer les besoins en éducation thérapeutique du patient (ETP) et adapter les messages en fonction de son niveau de littératie en santé*.

IPA en diabétologie

*capacité d’une personne à trouver, évaluer et utiliser l’information médicale pour prendre de bonnes décisions concernant sa santé et son bien-être.

Ces prises en soins ont généralement vocation à préparer et sécuriser le relais vers les professionnels de ville (diabétologue libéral ou médecin traitant).

Florence ROSAY et Agnès ROBERT

Agnés

Agnès, diplômée depuis juin 2025, exerce en tant qu’IPA au sein du service de chirurgie hépato-biliaire et transplantation hépatique :

Elle assure le suivi des patients inscrits dans un parcours de transplantation hépatique et participe à la prévention, au dépistage et au traitement des différents facteurs de risque cardiovasculaires, enjeu majeur de survie et de qualité de vie après transplantation hépatique. Elle accompagne notamment les patients présentant des déséquilibres glycémiques au cours d’une hospitalisation, en pré- et post-transplantation, en collaboration avec l’Équipe Mobile de Diabétologie (EMD). Elle assure également le suivi après leur retour à domicile durant les premiers mois, avant de les orienter vers le médecin traitant ou un diabétologue en fonction de leurs besoins.

La diversité des situations rencontrées dans le service (diabète de type 1 ou 2, diabète d’origine hépatogène, cortico-induit, post-transplantation ou encore secondaire à une pancréatectomie) nécessite une surveillance et des stratégies thérapeutiques adaptées à chaque contexte clinique. Cette complexité peut parfois générer des difficultés pour les équipes soignantes.

Grâce à sa présence quotidienne au sein du service et à un travail de proximité avec les professionnels, elle a pu accompagner l’adaptation des pratiques en apportant des réponses individualisées aux problématiques rencontrées sur le terrain. Afin d’harmoniser les prises en charge et de faciliter la prise de décision des soignants, Agnès a élaboré un protocole de gestion de l’hypoglycémie à destination des infirmiers et aides-soignants du service. Ce protocole a été validé conjointement par l’EMD et l’équipe médicale de transplantation. Une démarche d’accompagnement et de sensibilisation a ensuite été menée auprès de l’ensemble des professionnels concernés afin de garantir la compréhension du protocole.

Afin de poursuivre cette démarche, Agnès prépare des sessions de formation « flash » destinées aux professionnels du service. Celles-ci concernent la physiopathologie du diabète, les différents types de traitements, les systèmes de mesure du glucose… Elles visent à développer l’autonomie et l’expertise des équipes, tout en homogénéisant les pratiques au bénéfice des patients.

Pour renforcer la continuité des soins, Florence a mis en place une transmission systématique de ses comptes rendus de consultation aux infirmières libérales ainsi qu’aux infirmières ASALEE (Action de Santé Libérale en Équipe), accompagnée de la communication de ses coordonnées professionnelles. Cette organisation facilite les échanges entre les professionnels et permet un contact direct lorsqu’une situation de déséquilibre glycémique est identifiée à domicile (hypoglycémies ou hyperglycémies). Cela favorise ainsi une réponse rapide et adaptée, tout en contribuant à la sécurité et à la qualité des soins en extrahospitalier.

Dans la continuité de cette démarche de coordination ville-hôpital, elle souhaite mettre en place des actions de formation à destination des professionnels libéraux. Elles aborderaient l’utilisation des capteurs de glucose interstitiel, la lecture des courbes glycémiques ainsi que l’analyse de l’influence des différentes thérapeutiques sur l’équilibre glycémique des patients.

En plus de leurs missions cliniques, de formation et d’éducation thérapeutique, Agnès et Florence s’investissent également dans des travaux de recherche : Agnès intervient dans des congrès et participe à des jurys de thèse, et Florence a déposé un projet de recherche portant sur l’évaluation du fardeau du diabète de type 1.

En conclusion, l’IPA joue un rôle essentiel dans la sécurisation des soins. Son expertise clinique et la coordination avec les différents acteurs de santé contribuent à la qualité, à la continuité et à la sécurité des prises en charge. Son accompagnement des patients et des professionnels, notamment par l’ETP et l’évaluation des pratiques, renforce cette dynamique. Ces missions s’exercent à l’hôpital comme en ville et peuvent également ouvrir des perspectives de recherche.

Les maladies chroniques nécessitent une prise en charge globale, anticipée, coordonnée et centrée sur le patient. Prévenir les complications, repérer précocement les situations à risque, favoriser l’implication du patient et assurer la continuité entre les différents acteurs de santé intra et extrahospitaliers constituent autant d’enjeux essentiels pour conduire à un suivi personnalisé efficient.

L’Infirmier en Pratique Avancée (IPA) met ses compétences cliniques et son expertise au service de cet accompagnement personnalisé, en pluridisciplinarité afin d’améliorer la coordination des acteurs et de faciliter le parcours de soins du patient.

L’IPA : Un accompagnement au plus près du patient 

Le suivi par l’IPA offre au patient un accompagnement personnalisé régulier, favorisant une meilleure compréhension de sa maladie, son autonomie et son adhésion au traitement. L’IPA est également un interlocuteur privilégié, facilitant l’expression des difficultés, l’accès à l’hôpital et une réponse rapide adaptée aux besoins du patient. Cette proximité contribue à prévenir les complications et à fluidifier le parcours de soins.

L’IPA : Une expertise au service du parcours de soins

La fonction IPA permet de développer une expertise clinique et un raisonnement professionnel autonome, tout en travaillant complémentarité avec une équipe pluri professionnelle. Elle favorise la participation aux décisions thérapeutiques, le développement des compétences et des connaissances, ainsi que le renforcement des collaborations ville hôpital, au service de la qualité et de la continuité des parcours de soins.

Deux expertises complémentaires au service d’un même patient

En rhumatologie, l’IPA intervient en amont de l’événement cardiovasculaire, en identifiant et en accompagnant la prise en charge des facteurs de risque chez des patients atteints de maladie inflammatoire chronique.

En cardiologie, elle intervient auprès de patients présentant une insuffisance cardiaque avancée afin d’anticiper les complications, prévenir les décompensations, éviter les hospitalisations et sécuriser un parcours de soins souvent complexe.
Au-delà de leurs spécificités, ces deux pratiques reposent sur des compétences communes : évaluer, prévenir, éduquer, et coordonner.

En qualité d’IPA, nous apportons à chaque patient porteur d’une pathologie chronique une expertise spécifique. Nous coordonnons les différents acteurs du parcours de soins afin d’anticiper les risques, d’assurer une prise en soins personnalisée et sécurisée plus fluide, et de donner les moyens au patient d’être acteur de sa santé.

IPA en cardiologie

Maillard Stéphanie et Hénot-Rougeron Virginie 

Dépister pour prévenir le risque cardiovasculaire :

Les rhumatismes inflammatoires chroniques, tels que la polyarthrite rhumatoïde, les spondyloarthrites ou le rhumatisme psoriasique, ne concernent pas uniquement les articulations. L’inflammation chronique est associée à une augmentation du risque cardiovasculaire, qui doit être pris en compte dans la prise en charge globale du patient.

Lors de ses consultations spécialisées, l’IPA en rhumatologie réalise une évaluation personnalisée des facteurs de risque cardiovasculaire : recueil des antécédents et des habitudes de vie, examen clinique, électrocardiogramme, analyse des facteurs de risque et utilisation d’outils adaptés d’évaluation du risque cardiovasculaire.

Cette consultation est également un temps privilégié d’information et d’accompagnement. L’IPA aide le patient à mieux comprendre ses facteurs de risque et à devenir acteur de sa prise en charge, notamment par l’adoption de mesures adaptées à son mode de vie. Elle assure également la coordination avec les différents professionnels de santé lorsque la situation le nécessite.

Dépister précocement, informer et coordonner permet ainsi d’agir avant la survenue d’une complication cardiovasculaire.

Anticiper les complications de l’insuffisance cardiaque :

L’insuffisance cardiaque est une pathologie chronique nécessitant un suivi régulier, une coordination étroite entre les professionnels de santé et une implication active du patient dans sa prise en soins, essentielle pour favoriser l’atteinte des objectifs thérapeutiques.

Au sein de la filière SICA (Suivi d’Insuffisance Cardiaque Avancée) du pôle Cœur Thorax Vaisseaux, l’IPA assure en consultation spécialisée un suivi clinique de patients avec une insuffisance cardiaque avancée éligibles à la transplantation cardiaque et/ou l’assistance longue durée (critères ESC).

Elle évalue leur état de santé, surveille les symptômes et les paramètres cliniques, accompagne la gestion des traitements et participe au repérage précoce des signes de décompensation.

Dans le cadre de ses compétences acquises lors de son Master et sur le terrain, elle participe également à l’optimisation thérapeutique, à la prescription et au suivi des examens nécessaires, ainsi qu’à la coordination du parcours entre l’hôpital, le médecin traitant, le cardiologue et les autres professionnels intervenant auprès du patient. 

Elle contribue également à la coordination des bilans pré-transplantation et participe aux réunions de concertation pluridisciplinaire.

Un suivi régulier permet au patient de mieux comprendre sa maladie, de renforcer son autonomie et de repérer plus précocement les situations de décompensation cardiaque.

un maillon essentiel de la sécurité et de la continuité des soins.

Dans le domaine de la cancérologie, l’essor des thérapies innovantes et le développement des prises en charge ambulatoires ont considérablement amélioré la durée et la qualité de vie des patients. Cependant, ces traitements, administrés sur des périodes de plus en plus longues, rendent les parcours de soins plus complexes et nécessitent un accompagnement renforcé. 

En tant qu’Infirmières en Pratique Avancée (IPA), nous jouons un rôle central dans ces parcours en assurant une surveillance clinique rapprochée à travers les consultations, les examens cliniques et le suivi des bilans biologiques. Notre expertise, acquise dans le cadre d’une formation universitaire de grade master, contribue au dépistage précoce des complications et à l’optimisation des prises en charge. 

Nous accompagnons également les patients et leurs proches dans la compréhension des traitements, l’identification des signes d’alerte et la gestion des effets indésirables, participant ainsi activement à la sécurité des soins et à la continuité du parcours thérapeutique. 

Notre pratique favorise une approche transversale grâce à une collaboration étroite avec l’ensemble des professionnels impliqués dans le suivi des patients. Nous contribuons également à des missions spécifiques telles que la recherche, l’éducation thérapeutique du patient (ETP) et l’amélioration continue des parcours de soins. 

Tout au long du parcours, nous identifions les besoins en soins oncologiques de support et orientons les patients vers les ressources adaptées, en lien avec les acteurs du territoire et les associations partenaires. 

 
IPA en cancérologie

Interlocutrices privilégiées des patients, des aidants et des professionnels de santé de ville, nous contribuons à renforcer la coordination, la réactivité et la qualité des prises en charge. 

Par leur expertise clinique, leur proximité auprès des patients et leur capacité à coordonner les différents acteurs du parcours, les IPA constituent aujourd’hui un levier majeur pour améliorer la qualité, la sécurité et l’efficience des soins en cancérologie. 

Voici nos missions respectives :

Mélanie GALLARD : Hématologie – Myélome multiple et leucémie aiguë myéloïde 

En poste depuis trois ans, j’interviens auprès des patients atteints de myélome multiple et de leucémie aiguë myéloïde recevant des traitements oraux associés à des thérapeutiques injectables. 

Mon activité repose principalement sur des consultations réalisées en hôpital de jour, en collaboration étroite avec les hématologues dans le cadre d’un suivi alterné. J’assure également un accompagnement téléphonique régulier permettant de repérer précocement les toxicités cliniques et biologiques liées aux traitements. 

Cette surveillance contribue à prévenir les complications, à optimiser les prises en charge et à limiter le recours aux hospitalisations non programmées ainsi qu’aux passages aux urgences. 

L’administration à domicile de certains traitements au CHRU de Tours nécessite également une coordination étroite avec les équipes d’hospitalisation à domicile (HAD), garantissant la continuité, la qualité et la sécurité des soins. 

Claire DESMEDT : Hématologie – Suivi des patients allogreffés 

En poste depuis un an, j’interviens auprès des patients ayant reçu une allogreffe de moelle osseuse dans le cadre d’hémopathies, le plus souvent malignes. Mon intervention débute dès la sortie d’hospitalisation afin de sensibiliser les patients et leurs proches aux points de vigilance à domicile.

Ces temps éducatifs visent à prévenir les complications post allogreffe et favoriser leur dépistage précoce afin de garantir une meilleure sécurité des soins. Dans les trois premiers mois suivant la greffe, je participe aux suivis ambulatoires en hôpital de jour et aux consultations externes, en assurant une évaluation clinique afin d’identifier rapidement d’éventuelles complications.

En collaboration avec les pharmaciens et le diététicien, nous développons actuellement un programme d’éducation thérapeutique destiné aux patients allogreffés, dans le but de renforcer leurs connaissances et leur autonomie dans la gestion du parcours post allogreffe.

Caroline RIGAULT et Élodie THEVENOT : Oncologie et hématologie – Suivi des thérapies anticancéreuses orales 

En poste depuis cinq ans, nous occupons une place stratégique dans la sécurisation du parcours de soins des patients recevant une thérapie anticancéreuse orale. 

Nous intervenons dès la décision d’instauration du traitement, en étroite collaboration avec les médecins oncologues et hématologues. Notre suivi permet une évaluation précoce des effets indésirables, favorise leur prévention et contribue à l’adhésion thérapeutique. 

Nous avons également développé un programme d’éducation thérapeutique intitulé « Bien vivre avec ma thérapie anticancéreuse orale », permettant aux patients et à leurs proches de mieux comprendre leur traitement, les modalités de surveillance et les conduites à tenir en cas de symptômes. 

Au sein d’une équipe pluridisciplinaire associant oncologues, hématologues et pharmaciens, nous assurons une coordination renforcée des soins et contribuons à la détection rapide des complications, à l’adaptation des prises en charge et à la réduction des risques liés aux traitements. 

Élisabeth COLLET : Oncologie thoracique 

Depuis deux ans, j’assure le suivi des patients atteints de cancers thoraciques, notamment les cancers bronchiques, les mésothéliomes et les thymomes. 

Mon activité s’articule autour du suivi des patients traités en hôpital de jour ainsi que de ceux recevant des thérapies anticancéreuses orales. 

L’intégration d’une IPA dans cette filière a permis de renforcer les suivis intercures grâce à la télésurveillance, favorisant le repérage précoce des effets indésirables et une prise en charge rapide des situations à risque. Les appels de prévalidation contribuent également à fluidifier l’organisation des traitements, à anticiper les examens nécessaires et à identifier les besoins en soins de support. 

Pour les patients traités par voie orale, j’assure, en collaboration avec les pharmaciens hospitaliers, l’accompagnement à l’initiation du traitement ainsi qu’un suivi régulier, tout en maintenant un lien étroit entre la ville et l’hôpital. Les retours des patients, des proches et des professionnels soulignent particulièrement la disponibilité, la continuité du suivi et le sentiment de sécurité apportés par cette fonction. 

Conclusion 

À travers ces différentes missions, certaines compétences sont communes à l’ensemble des IPA tandis que d’autres répondent à des besoins spécifiques selon les pathologies et les parcours de soins. 

En cancérologie, les IPA contribuent aujourd’hui de manière significative à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins, à la fluidification des parcours, au renforcement du lien entre l’hôpital et la ville, ainsi qu’au maintien de l’autonomie des patients. Notre expertise constitue une réelle plus-value au service des patients, des aidants et de l’ensemble des professionnels de santé. 

Au sein du CHRU de Tours, d’autres professionnels sont actuellement en formation dans plusieurs spécialités. Cette dynamique témoigne de la volonté institutionnelle de développer une offre de soins innovante, coordonnée et centrée sur le patient. 

Semaine de la sécurité des patients – Programme complet au CHRU de Tours

BRETONNEAU : Dans le hall devant l’espace des usagers 

  • 9h30-12h30 / 14h-17h : Association de patients porteurs d’un cancer localisé de la prostate (APPCLP)
  • 9h30-12h30 : Stand Représentant des usagers (RU)

TROUSSEAU : Dans le hall

  • 9h30-12h30 : Stand Représentant des usagers (RU)

ERMITAGE : Dans le hall

  • 14h-17h : Stand Représentant des usagers (RU)

BRETONNEAU : Dans le hall devant l’espace des usagers 

  • 9h30-12h30 : Epilepsie 37
  • 9h30-12h30 : Stand Représentant des usagers (RU)
  • 14h-17h : La ligue contre le cancer

TROUSSEAU : Dans le hall

  • 14h-17h : La riche de cœur

CLOCHEVILLE : Entrée bâtiment Jean de la Fontaine

  • 9h30-12h30 : EPRI
  • 14h-17h : Stand Représentant des usagers (RU)

ERMITAGE : Dans le hall

  • 14h-17h : France Parkinson

BRETONNEAU : Dans le hall devant l’espace des usagers 

  • 9h30-12h30 / 14h-17h : France Parkinson
  • 9h30-12h30 : Fibromyalgie, agir ensemble

TROUSSEAU : Dans le hall

  • 9h30-12h30 : EPRI
  • 14h-17h : TransHépat

CLOCHEVILLE : Entrée bâtiment Jean de la Fontaine

  • 9h30-12h30 : Association Grégory Lemarchal
  • 14h-17h : Epilepsie 37

BRETONNEAU : Dans le hall devant l’espace des usagers 

  • 9h30-12h30 : Fibromyalgie, agir ensemble
  • 14h-17h : France asso santé/ France Alzheimer

TROUSSEAU : Dans le hall

  • 9h30-12h30 :  La ligue contre le cancer
  • 9h30-12h30 : Stand Représentant des usagers (RU)

CLOCHEVILLE : Entrée bâtiment Jean de la Fontaine

  • 9h30-12h30 : Epilepsie 37
  • 14h-17h : Stand Représentant des usagers (RU)

BRETONNEAU : Dans le hall devant l’espace des usagers 

  • 9h30-12h30 : Epilepsie 37
  • 9h30-12h30 : EPRI

TROUSSEAU : Dans le hall

  • 9h30-12h30 : Spondyl’asso

CLOCHEVILLE : Entrée bâtiment Jean de la Fontaine

  • 14h-17h : Stand Représentant des usagers (RU)

ERMITAGE : Dans le hall

  • 9h30-12h30 : La riche de cœur
  • 14h-17h : France asso santé/ France Alzheimer