Qu’est-ce qu’une tumeur rachidienne ?
Les tumeurs rachidiennes sont des tumeurs bénignes ou malignes situées dans la colonne vertébrale (=rachis). Elles peuvent se situer dans la moelle épinière ou dans le canal médullaire.
Elles peuvent être primitive (d’origine médullaire ou méningée) ou secondaire (originaire d’un autre organe).
Comment sont-elles découvertes ?
Les tumeurs rachidiennes sont découvertes soit de façon fortuite (examen réalisé pour un symptôme non lié à la tumeur) soit dû à un symptôme.
Les symptômes sont liés à la compression de la moelle épinière ou des nerfs : il peut exister des douleurs, un déficit sensitif ou une paralysie des bras et/ou des jambes en fonction de la localisation de la tumeur.
Le diagnostic passe par des examens d’imagerie telle que le scanner ou l’IRM.
Quelles sont les prises en charge possibles ?
Avant toute prise en charge, une consultation est organisée avec le neurochirurgien afin de discuter de la prise en charge et des bénéfices et risques de la chirurgie.
Surveillance
Dans la plupart des cas de tumeur d’allure bénigne et asymptomatique, une surveillance radio-clinique peut être mise en place avec le neurochirurgien.
Chirurgie
En cas de tumeur symptomatique, les tumeurs rachidiennes peuvent être opérés.
Il s’agit d’une chirurgie sous anesthésie générale, l’objectif de la chirurgie est de réaliser une biopsie ou de retirer complètement la tumeur pour connaitre le diagnostic et améliorer les symptômes.
La durée d’hospitalisation est de 4 -5 nuits :
- Arrivée la veille de l’intervention
- 3-4 nuits en hospitalisation complète
- Puis retour à domicile ou centre de rééducation
Radiothérapie
En cas d’augmentation de volume d’une tumeur de petite taille, il peut être proposé une radiothérapie.
Et pour la suite ?
Une rééducation avec un kinésithérapeute est mise en place à domicile après le retour.
Si nécessaire un centre de rééducation peut être demandé.
A éviter pendant 6 semaines après votre intervention :
- Le port de charges lourdes
- Le sport et les efforts en général, mener une vie normale.
- Ne pas toucher à votre cicatrice. La garder bien propre et sèche.
Les prélèvements sont envoyés en analyse anatomopathologique pour obtenir un diagnostic.
Le patient est ensuite revu en consultation par son chirurgien après réception des résultats pour lui expliquer la suite de la prise en charge.
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