{"id":90,"date":"2020-10-06T13:20:47","date_gmt":"2020-10-06T11:20:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.chu-tours.fr\/cancerologie\/?page_id=90"},"modified":"2020-10-29T09:42:53","modified_gmt":"2020-10-29T08:42:53","slug":"les-cancers-du-sein","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.chu-tours.fr\/cancerologie\/les-cancers-du-sein\/","title":{"rendered":"Les cancers du sein"},"content":{"rendered":"\t\t
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Pr\u00e9sentation des cancers du sein<\/h2>\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t
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Le cancer du sein est le cancer le plus fr\u00e9quent des cancers f\u00e9minins. Pr\u00e8s d\u2019une femme sur 8 d\u00e9veloppe un cancer du sein au cours de sa vie. En 2008, environ 500 000 personnes b\u00e9n\u00e9ficiaient d\u2019une prise en charge \u00e0 100 % pour un cancer du sein.<\/p>\n

En 2015, 54 000 nouveaux cancers du sein ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s en France et le nombre de d\u00e9c\u00e8s est estim\u00e9 \u00e0 12 000 par an. Le cancer du sein fait partie des cancers de bon pronostic, m\u00eame s\u2019il repr\u00e9sente la 1\u00e8re<\/sup> cause de mortalit\u00e9 par cancer chez la femme en raison de son incidence \u00e9lev\u00e9e. La mortalit\u00e9 par cancer du sein diminue depuis les ann\u00e9es 1990 (- 1,5% par an entre 2005 et 2012), gr\u00e2ce au d\u00e9pistage et aux progr\u00e8s acquis dans le domaine de l\u2019oncologie m\u00e9dicale : la survie \u00e0 5 et 10 ans est respectivement de 86 et 76 %, ce qui signifie que globalement plus de 3 cancers du sein sur 4 sont gu\u00e9ris, en sachant que tous les types de cancers n\u2019ont pas le m\u00eame pronostic.<\/p>\n

Plus le cancer du sein<\/strong> est d\u00e9tect\u00e9 t\u00f4t, plus il se soigne facilement, et plus les chances de gu\u00e9rison sont \u00e9lev\u00e9es. Quand la tumeur fait moins d’un centim\u00e8tre et qu’il n’y a pas de ganglion atteint, elle peut \u00eatre gu\u00e9rie dans 9 cas sur 10. D\u00e8s l’\u00e2ge de 25 ans et en l’absence de sympt\u00f4mes, un examen clinique des seins par un m\u00e9decin, une fois par an, est recommand\u00e9. Il est donc essentiel de faire les mammographies de d\u00e9pistage<\/a>, m\u00eame en l\u2019absence de tout sympt\u00f4me : celle-ci est recommand\u00e9e tous les deux ans chez les femmes de 50 \u00e0 74 ans.<\/p>\n

L\u2019absence de grossesse ou des grossesses tardives, l\u2019ob\u00e9sit\u00e9, la consommation d\u2019alcool ou de viandes grasses, le diab\u00e8te augmentent le risque de cancer du sein. La contraception par oestro-progestatifs ou le traitement hormonal de la m\u00e9nopause font l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes aux r\u00e9sultats contradictoires. Il existe \u00e9galement des pr\u00e9dispositions h\u00e9r\u00e9ditaires li\u00e9es \u00e0 des mutations des g\u00e8nes BCRA1 ou BCRA2 (principalement mais pas exclusivement car de nouveaux g\u00e8nes de pr\u00e9disposition sont r\u00e9guli\u00e8rement identifi\u00e9s : PALB2, \u2026) : une consultation d\u2019oncog\u00e9n\u00e9tique doit \u00eatre demand\u00e9e en cas de cas familiaux, de cancer avant l\u2019\u00e2ge de 35 ans ou de cancer de type m\u00e9dullaire. L\u2019activit\u00e9 physique r\u00e9duit le risque de survenue d\u2019un cancer du sein.<\/p>\n

Les circonstances de d\u00e9couvertes les plus fr\u00e9quentes sont la d\u00e9couverte d\u2019un nodule \u00e0 la palpation des seins (par autopalpation ou lors d\u2019un examen m\u00e9dical) ou lors d\u2019une mammographie. La mammographie est parfois compl\u00e9t\u00e9e par une \u00e9chographie ou une IRM. Un \u00e9coulement ou une r\u00e9traction du mamelon doivent \u00e9galement amener \u00e0 consulter.<\/p>\n

Le diagnostic repose sur une biopsie faite \u00e0 travers la peau, parfois guid\u00e9e par une \u00e9chographie ou une mammographie : elle pr\u00e9cisera le type histologique.<\/p>

Le bilan d\u2019extension d\u00e9pend de la pr\u00e9cocit\u00e9 du diagnostic : il comprend, outre l\u2019examen clinique et un bilan sanguin, un TEP scan.<\/span><\/p>\n

Le traitement d\u00e9pend de l\u2019\u00e2ge de la patiente, des maladies associ\u00e9es, de la localisation de la tumeur dans le sein, de son caract\u00e8re unifocal (un foyer canc\u00e9reux) ou multifocal (plusieurs foyers canc\u00e9reux), de sa taille, du type histologique du cancer, de la pr\u00e9sence dans la tumeur de r\u00e9cepteurs hormonaux ou de HER2 (r\u00e9cepteur de surface t\u00e9moin de l\u2019activation d\u2019un g\u00e8ne impliqu\u00e9 dans le m\u00e9canisme de survenue du cancer), mais aussi de l\u2019avis de la patiente.<\/p>\n

Les traitements reposent sur<\/strong> :<\/p>\n

Le traitement du cancer canalaire in situ<\/strong> (quand les cellules tumorales sont pr\u00e9sentes uniquement \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des canaux galactophores du sein) repose sur la chirurgie qui peut \u00eatre conservatrice (zonectomie) suivie de radioth\u00e9rapie, ou non conservatrice (mammectomie) pour r\u00e9duire le risque de r\u00e9cidive. Une reconstruction mammaire imm\u00e9diate peut \u00eatre propos\u00e9e dans le m\u00eame temps op\u00e9ratoire.                                           <\/p>\n

Le traitement d’un cancer du sein infiltrant<\/strong> repose principalement sur un traitement locor\u00e9gional <\/strong>: soit une chirurgie mammaire conservatrice (mammectomie partielle) incluant une chirurgie des ganglions axillaires (ex\u00e9r\u00e8se du ganglion sentinelle, plus rarement curage ganglionnaire), compl\u00e9t\u00e9e d’une radioth\u00e9rapie, soit une chirurgie mammaire non conservatrice (mammectomie totale) incluant une chirurgie des ganglions (ex\u00e9r\u00e8se du ganglion sentinelle, plus rarement curage ganglionnaire) et au besoin compl\u00e9t\u00e9e d’une radioth\u00e9rapie.  <\/p>\n