bandeau de présentation de la cancérologie au CHRU de Tours

Présentation des cancers des parties molles

Les sarcomes des tissus mous (STM) sont des tumeurs malignes qui se développent au dépends des tissus de soutien comme la graisse, le muscle, les vaisseaux, les tissus fibreux…Il y a environ 5000 nouveaux cas par an en France. Les STM peuvent survenir à tout âge et leur risque de survenue augmente avec l’âge. Les STM se développent préférentiellement aux membres inférieurs mais on peut les retrouver dans toutes les localisations. Il s’agit généralement d’une « boule », souvent peu ou pas douloureuse, qui augmente de taille depuis quelques semaines à quelques années. Il n’y a généralement pas de signes associés : la douleur ou une fatigue importante sont peu fréquentes.                                                                                                                                                        

La prise en charge débute par le diagnostic

exemple de cancer des partie mollesCette « boule » doit être caractérisée par des examens d’imagerie : une échographie et/ou une IRM (examen permettant d’analyser finement les tissus mous). Le dossier du patient est alors discuté en Réunion de Concertation Pluri Disciplinaire (RCP) qui comprend des médecins experts en sarcome de différentes spécialités : radiologues, chirurgiens orthopédistes, anatomopathologistes, oncologues, radiothérapeutes, rhumatologues, chirurgiens plasticiens, chirurgiens digestifs.

Il est généralement nécessaire ensuite de réaliser une biopsie dans un des centres expert en sarcome, dont le CHRU de Tours fait partie: examen qui consiste à prélever un petit fragment tumoral qui est analysé par un médecin anatomopathologiste expert en sarcome.


imagerie d'un cancer des partie mollesCette biopsie est souvent percutanée (c’est à dire sans ouvrir la peau), sous anesthésie locale sous échographie lors d’une consultation avec le médecin radiologue. Elle est parfois chirurgicale (intervention chirurgicale), sous anesthésie générale ou locorégionale, lors d’une hospitalisation courte.

 

 

Prise en charge thérapeutique

Elle est décidée en Réunion de Concertation Pluri Disciplinaire (RCP) avec les résultats de la biopsie. Le patient est reçu en consultation par le chirurgien pour lui expliquer la prise en charge. Une demande d’affection longue durée (ALD) est faite par le médecin traitant.
Une intervention chirurgicale est réalisée. Elle consiste à retirer la tumeur en un bloc (résection carcinologique), sans l’ouvrir et en passant à distance. Il s’agit d’une intervention qui requiert de l’expérience et une expertise en sarcome. La pièce opératoire est analysée par le médecin anatomopathologiste.
Un traitement complémentaire par radiothérapie externe peut être nécessaire en complément une fois la cicatrisation acquise. Parfois cette radiothérapie est réalisée avant l’intervention. Plus rarement une chimiothérapie est également nécessaire.

Suivi

Tous les patients pris en charge pour un STM sont généralement suivis pour une durée de 5 à 10 ans après la chirurgie, avec des examens réguliers qui peuvent être faits près du domicile.
Il n’y a pas de facteur favorisant l’apparition des STM connu à ce jour. Aussi, nous demandons aux patients leur accord pour que des recherches (anonymes) soient réalisées sur les données cliniques et/ou anatomopathologiques. La prise en charge diagnostique et le traitement réalisés en centre de référence de prise en charge des sarcomes augmentent les chances de guérison.

bilan si boule plus grosse qu'une balle de golf
Nous recommandons un bilan clinique auprès du médecin traitant et la réalisation d’une échographie et d’une IRM pour toute « boule » dont la taille est supérieure à celle d’une balle de golf.

 

Que faire en cas de tumeur des parties molles ?

Il est nécessaire d’adresser le dossier d’imagerie contenant notamment :

  • l’IRM avec le CD rom et le compte rendu,
  • un courrier du médecin traitant comprenant un bref rappel clinique, les antécédents médicaux et chirurgicaux, les traitements habituel notamment la prise d’anticoagulants, d’antiagrégants plaquettaires.

Le dossier sera discuté en RCP le mardi qui suit la réception. Un courrier est ensuite adressé au médecin avec double au patient dans les jours qui suivent, précisant la prise en charge proposée avec les rendez-vous prévus si nécessaire.