bandeau de présentation de la cancérologie au CHRU de Tours

Présentation des cancers de la peau

Ils sont très fréquents et accessibles à la prévention et au dépistage.

Un cancer sur trois est un cancer de la peau, on estime qu’un individu sur 5 fera un cancer de la peau au cours de sa vie.

A la différence de la plupart des autres cancers, les cancers de la peau sont visibles et  peuvent être détectés par le patient lui-même, ou par un professionnel de santé lors d’un examen cutané complet, sans avoir besoin de recourir à des examens d’imagerie.

Si l’aspect visuel est suffisament suspect, la lésion est enlevée en totalité par le dermatologue ou le chirurgien, ou bien  on en prélève seulement un petit morceau (biopsie), et une analyse est faite par un médecin anatomopathologiste qui  permet d’affirmer le diagnostic du cancer,  et sa gravité potentielle. Comme beaucoup d’autres cancers, il existe des facteurs favorisant, que l’on peut en partie contrôler pour diminuer la survenue de nouveaux cancers cutanés.

Les facteurs favorisants les cancers de la peau

L’exposition solaire qu’elle soit chronique (travaux à l’extérieur) ou intermittente et intense  (lors des loisirs, coups de soleil intenses) est le facteur de risque que l’on peut réduire par les mesures de protection solaire pour les activités professionnelles ou les loisirs à l’extérieur. Ces mesures sont indispensables quand on a la peau claire, encore plus si l’on est roux, si l’on a des antécédents personnels ou familiaux de cancers cutanés, et si l’on prend des médicaments immunosuppresseurs (par exemple les médicaments anti-rejet chez les greffés d’organes). Ces personnes sont encouragées à avoir  un examen cutané annuel de dépistage chez leur médecin  traitant  ou leur dermatologue. Il est conseillé aussi de consulter en cas de survenue d’une lésion anormale, ou de modification d’une lésion pré-existante.

Les principaux types de cancers de la peau et leur traitements initial

  1. Les carcinomes basocellulaires et épidermoïdes. Ce sont les plus fréquents, ils sont très souvent guéris par la chirurgie,  et ne provoquent que rarement des métastases et le décès des patients (environ 500 décès/an en France).  Ils siègent souvent  sur les zones découvertes (tête, cou, mains).
  2. Le mélanome est un cancer cutané plus rare, mais  en constante augmentation depuis 40 ans en France, avec un nombre actuellement à 11 nouveaux cas/an /100 000 habitants. Le risque de développer un mélanome est d’environ 1,3% au cours de la vie. Le mélanome est guéri dans 80 % des cas grâce à une chirurgie élargie (on enlève une zone de peau saine autour du mélanome qui mesure 1 à 2 cm selon les cas). Malgré cette chirurgie,  il est  responsable du décès de 1700 malades en France lorque l’intervention est survenue alors que la maladie s’était déjà propagée.  Une partie de ces décès prématurés pourrait être évitée par un diagnostic plus précoce, qui passe par un dépistage des sujets à risques. Ils siègent souvent sur le tronc (dos surtout) et les membres, parfois dans le cuir chevelu, sur les plantes des pieds, les zones génitales,  il faut donc un examen de l’ensemble de la peau pour le dépister, puis l’opérer.

Le traitement des phases avancées

Au stade avancé, inopérable ou métastatique, la radiothérapie et/ou des médicaments (comprimés ou perfusions intra-veineuses)  peuvent être  prescrits. Dans les 5 dernières années, des progrès majeurs ont été accomplis (thérapies ciblées par voie orale, immunothérapies) dans le mélanome mais aussi depuis peu, dans les carcinomes basocellulaires et épidermoïdes. Des essais cliniques, dont certains sont menés au CHRU de Tours,  sont en cours avec de nouvelles molécules, ou avec de nouvelles associations  qui combinent plusieurs approches pour améliorer encore le contrôle de la maladie, qui reste encore insuffisant pour la moitié des patients traités.