Le tabac et vous !

Etes vous prêts à prendre un nouveau départ ? Quelle est votre dépendance au tabac ? Quelle est votre motivation à l'arrêt ? 

Pour répondre à ces questions, 2 tests reconnus par la communauté médicale, sont à votre disposition.

La dépendance au tabac est polyfactorielle : elle comprend tout d’abord, le lien pharmacologique à la nicotine, puis un lien de dépendance psychologique (la gestion des émotions) et enfin de dépendance comportementale (ce sont les habitudes, les rituels)

Quelque soit votre score au test du Q. MAT, il faut savoir que la motivation se travaille, se renforce, et s’entretient ! Et c’est justement le rôle du tabacologue ! La motivation a une importance considérable dans la réussite du sevrage tabagique, puisqu’elle permet de passer l’une après l’autre, les différentes étapes de maturation vers l’arrêt.
En effet, l’arrêt et le maintien de celui-ci, ne peut se concevoir sans une préparation préalable. C’est ce que nous montre la figure suivante, connue sous le nom de « cycle de Prochaska et Di Clemente ».

schema descriptif des stades de maturation vers l'arrêt du tabac

On note 5 stades de maturation au changement :

1- le fumeur est satisfait et heureux : c’est le stade de « pré-contemplation », encore appelé « lune de miel » avec le tabac.
Le fumeur est apparemment totalement satisfait de fumer et ne souhaite pas arrêter. Il ne se sent pas concerné par les dangers du tabagisme.
La durée de cette période peut être plus ou moins longue selon le fumeur.

2- le fumeur est « dissonant », il hésite, il doute : c’est le stade dit également de « contemplation »
Le fumeur s’interroge sur sa consommation, il n’est plus vraiment satisfait de fumer et sait qu’il doit envisager l’arrêt, mais il ne se sent pas prêt : les avantages et les inconvénients à fumer se compensent.

3- le fumeur se prépare
Les inconvénients à fumer deviennent prépondérants par rapport aux avantages. Le fumeur veut arrêter. Il est en quête d’informations, recherche à connaître l’expérience d’anciens fumeurs, et tente discrètement de modifier certains aspects de son comportement tabagique.

4- le fumeur rentre dans l’action
Il arrête de fumer et commence à expérimenter la vie sans tabac. Il peut alors être confronté à des difficultés qu’il va devoir résoudre.

5- le fumeur maintient l’arrêt.
Les difficultés ont été résolues. Le sujet ne devient pas « non-fumeur » mais « ex-fumeur ». Ce nouveau comportement se doit d’être constamment renforcé.

Les consultations de tabacologie ont pour objectif principal d’aider le fumeur à progresser dans ce parcours jusqu’à l’arrêt définitif.

Néanmoins, personne n’ignore qu’après une tentative de sevrage du tabac, les rechutes sont possibles. Celles-ci constituent une expérience dans l’apprentissage de la vie sans tabac. Il faut noter, ainsi que l’on peut le voir sur la figure, que le fumeur qui reprend sa consommation ne revient jamais au point de départ : il ne sera plus jamais « fumeur satisfait ».
Il ne faut donc pas considérer une rechute comme un échec mais plutôt comme « un succès différé » ! (selon l’expression du célèbre tabacologue, le Pr. LAGRUE)

Plus on essaie d’arrêter, plus on a de chances d’y parvenir !

 

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