La paralysie néonatale du plexus brachial obstétrical

La paralysie néonatale du plexus brachial obstétrical est une paralysie du membre supérieur de l’enfant qui survient suite à un accouchement difficile. Lorsqu’un enfant a un poids de naissance élevé (supérieur à 4kg) et que le bassin de la mère est étroit il peut survenir des difficultés à l’accouchement. Dans ce cas, pour éviter le risque de souffrance cérébrale due au manque d’oxygène, la sage-femme ou le gynécologue doit réaliser des manœuvres, parfois contraignantes pour accélérer l’accouchement. Ces mouvements nécessaires pour l’aider à naitre peuvent conduire à un étirement des nerfs entre le rachis cervical et le bras (au niveau du cou) appelé plexus brachial. Cette pathologie est fréquemment associée à une fracture de la clavicule qui n’aura aucune conséquence pour l’avenir et consolidera en 3 semaines sans difficultés.

La paralysie du plexus  brachial entraine l’absence ou la diminution des mouvements au niveau du membre supérieur atteint à la naissance. Dans 95% des cas, il s’agit d’un simple étirement des nerfs et la récupération se fait spontanément et progressivement dès les premières   semaines. Pour les autres enfants, il arrive que les nerfs ne soient pas seulement étirés mais rompus. La récupération n’est presque jamais nulle mais souvent incomplète avec la persistance d’une paralysie des certaines racines nerveuses. La main récupère fréquemment une fonction normale mais l’épaule reste paralysée et parfois le coude. Dans un premier temps les mobilités dites passives (c’est une tierce personne qui mobilise le bras) peuvent être entretenues par les parents ou la famille. Devant l’absence de signes de récupération à 6 mois il faut envisager une exploration chirurgicale pour libérer les nerfs et si nécessaire les réparer en faisant des greffes nerveuses. Lorsque le déficit est moins important, il est possible de transférer des muscles pour récupérer une fonction satisfaisante.

Dans les rares formes graves de paralysie du plexus les enfants gardent tout de même un déficit fonctionnel pour lequel la chirurgie ne permettra pas de récupérer des mobilités normales du membre supérieur. Ces enfants nécessitent en revanche un suivi jusqu’à la fin de la croissance et de rééducation prolongée.




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