La conservation de tissus ovariens

Pour qui ?

Cette technique peut être proposée à toutes les patientes. C’est la seule technique accessible aux patientes non pubères. Elle a l’avantage de ne nécessiter aucun délai de prise en charge mais offre des résultats, en taux de grossesse, inférieurs aux 2 autres techniques.

Quand ?

Même s’il est toujours préférable d’envisager toute technique de préservation de la fertilité avant le début du traitement potentiellement stérilisant, cette technique peut dans certains cas être proposée même si la patiente a déjà reçu un traitement anticancéreux.

Comment ?

Il s’agit de prélever au cours d’un geste chirurgical (cœlioscopie le plus souvent) un ovaire entier ou partiel. Au laboratoire, celui-ci est alors disséqué en fragments afin de ne congeler que la corticale ovarienne (enveloppe externe), qui contient les futurs ovocytes. Les fragments sont congelés et stockés dans l’azote liquide jusqu’à ce que la patiente ait un désir d’enfant.

Et après le cancer ?

Actuellement deux techniques sont à l’étude pour l’utilisation de ces fragments :

– l’autogreffe des fragments de cortex ovarien. Il s’agit de la seule technique qui ait permis la naissance d’enfants (60 naissances répertoriées dans le monde à ce jour).

– la culture des fragments de cortex ovarien au laboratoire dans le but d’obtenir des ovocytes matures. Cette technique est encore expérimentale, mais peut être proposée chez la petite fille, dans l’espoir d’avancées scientifiques futures.

 

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