Historique

Historique du CHRU de Tours

Des origines à la Révolution

Les premiers bâtiments sont construits au 15è siècle, sous l’égide du clergé, grâce aux dons de personnes fortunées destinés aux pauvres. Les épidémies de peste, la guerre de 7 ans accroissent le nombre de vagabonds et de mendiants qui affluent vers Tours avec l’espoir de trouver du travail dans les manufactures de soie.
Afin de préserver l’ordre public, on décide de les enfermer : l’hospice devient primitivement une prison.
En 1658, Louis XIV, par arrêté du conseil d’état décide de la construction d’un hôpital Général dans chaque ville du royaume. Trois bâtiments longs de 80 mètres apparaissent. « L’hôpital général de la Charité à Tours » est né, assuré par la volonté affirmée de transformer la prison - hospice en véritable hôpital pour tous. Les soins s’organisent peu à peu mais les ressources financières sont insuffisantes.

Sous la révolution et l'empire

La révolution et les guerres bouleversent toute l’organisation : les militaires affluent et l’approvisionnement devient difficile. Le Général Pomereul (alors Préfet) réunis les hôpitaux de Tours sous la bannière de « l’Hospice de la charité ».
1810 est le début d’une période plus calme : l’administration et le corps médical s’organisent.
En 1814, cette tranquillité se trouve dérangée par les revers de la campagne de France : l’hôpital général de la charité est transformé en hôpital militaire. Les habitants de Tours sont saisis pour accueillir les orphelins et donner des vivres. Une épidémie de typhus décime les malades et le personnel soignant.

Le 19ème et au début du 20ème

Le 19è siècle marque l’essor de l’hôpital. Celui-ci devient insuffisant pour loger une population sans cesse croissante. Sous la restauration et la monarchie de juillet, de nouvelles constructions apparaissent tels que les asiles « dits de fous ».

L’arrivée en 1825 de Pierre-Fidèle Bretonneau et de ses disciples Velpeau et Trousseau font progresser l’hôpital.
L’école de médecine est créée en 1838.
La loi du 7 août 1851 consacre l’autonomie des hôpitaux et les dote de personnalité morale.
La guerre de 1914-1918 s’accompagne de son lot de difficultés pour l’hôpital et sa population.

Au début de la deuxième guerre mondiale

La seconde guerre mondiale oblige l’hôpital à se transformer radicalement. Le personnel est réquisitionné par le service de santé militaire et travaille de 45 à 60 heures par semaine.
Des abris antiaériens et des tranchées sont creusés. L’afflux des blessés implique de transformer des lieux (lingerie, réfectoires), en chambres provisoires.
Un cimetière de fortune est crée dans le jardin de l’hospice. La ville de Tours est fortement touchée par les bombardements.

Depuis l'après-guerre

Après la deuxième guerre mondiale apparaît la réglementation moderne. La loi du 21 décembre 1941 et le règlement d’administration publique du 7 avril 1943 sont éditées par le régime de Vichy. Ce projet audacieux a pour objectif de renforcer l’ordre et l’autorité au sein de l’hôpital.
Il met en place : un Directeur doté d’un pouvoir réel de décision, le statut du médecin hospitalier, les cliniques ouvertes, et ouvre l’hôpital aux malades payants.
En 1954-1958 sous l’impulsion de Robert Debré et Guy Mollet, l’organisation des hôpitaux s’affirme.
Les ordonnances de décembre 1958 constituent la première réforme hospitalière moderne. Elle définit entre autres, les missions, (les soins, la prévention, l’enseignement), le classement, précise la formation des futurs médecins, les relations avec la faculté, le statut du corps enseignant et hospitalier et institue la médecine à temps plein à l’hôpital.
L’hôpital général de Tours devient Centre Hospitalier Universitaire.
La prise en charge de plus en plus complète des malades sur le plan financier, les progrès des techniques au service de la médecine, accroissent la demande en matière de santé. En 1980 l’expansion et la modernisation continue du CHRU s’affirment au travers de la construction de l'hôpital Trousseau, le centre psychothérapique de Tours sud, la clinique psychiatrique universitaire, et l'institut de formation des professions de santé.
Aujourd'hui, cette modernisation se poursuit avec la mise en œuvre du plan directeur qui constitue une étape déterminante dans l'histoire du CHRU de Tours.

Le CHRU, résolument tourné vers l'avenir

 




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